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Myriam Bettens (Lariche)

unorthodoxDepuis sa sortie sur Netflix fin mars dernier, le succès de la minisérie allemande Unorthodox ne se dément pas. Saluée par la critique et figurant dans la rubrique des émissions les plus plébiscitées de la plateforme, l’histoire raconte l’émancipation d’une jeune juive étasunienne hors de sa communauté ultra-orthodoxe. Malgré une interprétation des protagonistes principaux plus que brillante, la série souffre d’un manque de réalisme dommageable, entre personnages taillés à «l’emporte-pièce» et binarité de l’histoire.

samedi, 28 décembre 2019 05:54

Scandales et démocratie

LèbreIls occupent la Une des médias et font émerger des milliers de posts ou de tweets de protestation sur les réseaux. Les scandales, infiniment divers, fournissent l’occasion de prendre position et de participer à la vie politique. De là à se réjouir qu’ils éclatent, il n’y a qu’un pas. Mais si les scandales mettent au défi notre raison, il est parfois tentant de les réduire au sentiment qu’ils produisent, l’indignation. Jérôme Lèbre prend cet affect très au sérieux, il l’analyse jusque dans la provocation, artistique notamment.

Jérôme Lèbre, Scandales et démocratie
Paris, Desclée de Brouwer 2019, 212 p.

GeiserLe pasteur Charles-André Geiser a parcouru la vallée de Tavannes durant près d’une année à la rencontre de «témoins». Cent chrétiens évangéliques du Jura bernois partagent dans ce livre leur parcours de foi. Des récits touchants, parfois bouleversants, qui rapportent comment le Christ a frappé à la porte de «gens de chez nous».

Charles-André Geiser
100 témoins
Oladios, Le Fuet 2019

bullshit jobsLarbins, rafistoleurs ou encore cocheurs de cases sont autant de termes fleuris pour définir les «jobs à la con» qui se sont multiplié de manière exponentielle ces dernières années. Cette typologie peut prêter à sourire, mais loin de se réjouir d'être payés à ne rien faire, ces employés ont en commun de considérer que leur travail n’a aucun sens.

David Graeber
Elise Roy (Traducteur)
Bullshit jobs
Paris, Les Liens qui libèrent 2018, 416 p.

pereLa nouvelle saga d’Adam Price, produite en partenariat avec Arte, a passionné le Danemark dès sa sortie. Après le succès de la série Borgen, le réalisateur se glisse dans le quotidien d’une famille danoise issue d’une longue lignée de pasteurs. Au nom du père, cette ambitieuse série mêlant l’intime et le politique, questionne les notions de foi et d’engagement.

L’histoire se déroule dans le Danemark d’aujourd’hui, au cœur des relations de la famille Krogh, entre un père pasteur et ses deux fils. L’un se cherche encore et l’autre a suivi les traces de son père en devenant également pasteur. Johannes, le père, donne de lui-même une image engagée, sincère et à l’écoute de l’autre, mais dévoré par l’ambition, il bouscule tout sur son passage, à commencer par ses deux fils.

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