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Lucienne Bittar

AbdulAbdul Aziz Muhamat sur l’île de Manus (novembre 2017) © Jason Garman/Amnesty InternationalLa politique migratoire australienne, souvent décrite comme inhumaine, se durcit à nouveau. Le Premier ministre Scott Morrison a annoncé, mercredi 13 février, la réouverture du camp de rétention de l’île de Christmas, un centre comparé parfois à celui de Guantánamo et qui avait fermé ses portes le 30 septembre dernier suite aux dénonciations des défenseurs des droits de l’homme. Ironie du sort, ce même jour, le Soudanais Abdul Aziz Muhamat, militant de la cause des réfugiés en Australie, a reçu le Prix Martin Ennals 2019 lors d’une cérémonie organisée par la Ville de Genève.

jeudi, 01 février 2018 11:31

Confidences

LobeMax Lobe
Confidences
Genève, Zoé 2016, 288 p.

D’origine camerounaise, Max Lobe vit depuis dix ans en Suisse. Il retourne fréquemment dans son pays natal, portant sur lui son regard d’entre deux cultures. Pour son dernier livre, il s’est lancé sur les traces de Ruben Um Nyobè, leader de l’indépendance du Cameroun -administré alors par la France-, assassiné en 1958. Il nous restitue cette page dramatique de l’histoire via les confidences de Ma Maligua, une grand-mère de Song Mpek, le village de Um Nyobè, aux portes de la forêt du sud-ouest du pays.

Entrecoupé de rasades de vin de palme, de digressions en tous genres, le récit de la vieille femme s’approche petit à petit des «événements»: des souvenirs douloureux, généralement tus. Impossible de ne pas se laisser envoûter, comme on le ferait à l’écoute d’un griot. L’auteur réussit pleinement à faire se croiser oralité et écriture. Passé et présent, la grande histoire et les petites histoires se chevauchent : celle, sanglante, de la colonisation et de la lutte pour l’indépendance de celui qu’on appelait le «Porte-parole des sans-voix», et celles issues du quotidien de villageois, qui se retrouvèrent entraînés (mais aussi investis) dans un drame qui les concernait et les dépassait tout à la fois.

À l’image de la vie, amour et tendresse, violences et cruautés, indignations, colères, joies se succèdent. Plein d’émotions et d’ambivalences, avec souvent une pointe d’humour salvateur, le récit nous renvoie vers ceux qui, aujourd’hui encore, en Afrique et ailleurs, vivent les horreurs de la guerre.

vendredi, 28 décembre 2018 10:15

Tous dans le bain

p27Lobe copieLe 10 décembre 2018, la Déclaration universelle des droits de l’Homme a commémoré ses 70 ans. Ses rédacteurs avaient bien compris la corrélation entre la préservation de la dignité humaine, via les droits fondamentaux, et la construction de la paix. Cette édition de choisir s’attache à deux de ces droits, celui de l’accès à l'eau potable (reconnu en 2010 seulement par l’ONU !) et celui au logement (art. 25 de la Déclaration), primordial en hiver sous nos latitudes.

jeudi, 06 décembre 2018 13:50

Une BD en réalité augmentée

matieres noires smartphoneMatières noires, c’est un peu comme un calendrier de l’Avent. On se demande quelle surprise nous réserve la page suivante. Il y en a qui nous ravissent, d’autres un peu moins, mais c’est très ludique.

Cet objet particulier stimule plusieurs sens. Le toucher, avec ce plaisir que l’on ressent lorsqu’on tourne les pages d’un livre imprimé sur des feuilles bien épaisses… qui sentent bon le papier. L’odorat donc aussi. La vue ensuite, bien sûr, puisque qu’il s’agit d’une BD en noir et blanc (sans nuances de gris), réalisée en papier découpé, à laquelle se surajoutent, grâce à notre smartphone et à l’application Matières Noires, les images animées de la partie «réalité augmentée». Une technologie qui permet aussi à l’ouïe d’entrer en action.

Silvain Monney
Matières noires. Une bande dessinée avec réalité augmentée
Fribourg, Fleurs Bleues 2018, 64 p.

mercredi, 28 novembre 2018 15:42

C’est ma peine. Enfants de détenus

acatLa vie d’un enfant est souvent anéantie lorsqu’un de ses parents est placé en détention. À moins que cela ne soit contraire à son intérêt supérieur, il faudrait tout faire pour l’aider à maintenir une relation avec ce parent, la plus apaisée possible, en conformité avec l’article 9 de la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant. Ce n’est pas toujours le cas en Suisse.

À l’occasion de la Journée des droits de l’homme du 10 décembre 2018, ACAT-Suisse a choisi de lancer une pétition pour une meilleure protection des droits des enfants des détenus.

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12 avril 2019 - L’ACAT-Suisse a remis sa pétition «Les enfants des détenus: pour une meilleure protection de leurs droits» à la Conférence des directrices et directeurs des départements cantonaux de justice et police (CCDJP). En savoir plus.
3 avril 2019 - Lapidation pour les homosexuels et les adultères, amputation pour les voleurs, flagellation en cas d’avortement: l’instauration de la charia dans le sultanat de Brunei entraine une cascade de protestations. En Suisse, la Fédération des hommes gays et bi (Pink Cross) et l’Organisation suisse des lesbiennes (LOS) ont lancé un appel au Conseil fédéral pour qu'il intervienne immédiatement.

26 mars 2019 -   Refusant ce qu'il considère être une nouvelle "mise sous contrôle des hommes", le comité de rédaction du supplément féminin de L'Osservatore Romano, le quotidien du Vatican, a donné sa démission. Sa directrice Lucetta Scaraffia est connue comme une plume engagée. Auteur de Du dernier rang, les femmes et l’Église, elle dénonçait dans le supplément, en mars 2018, l’exploitation des femmes dans l’Église, avec de nombreuses anecdotes de religieuses réduites à des tâches domestiques, voire serviles, pour pourvoir aux bons soins de prélats ou de membres du clergé.

26 mars 2019 - Le ministère de l'intérieur de Grande-Bretagne refuse l'asile à un Iranien converti au christianisme sous prétexte que son argumentaire est biaisé. Cet homme dit avoir quitté l'islam, une religion violente à ses yeux, après avoir découvert le christianisme "religion de paix". Le ministère explique que l'Apocalypse de Jean montre que le christianisme est aussi une religion non pacifique. Une réponse qui découle non seulement d'une mauvaise compréhension de ce Livre (voir notre édition sur l'Apocalypse:https://bit.ly/2IvGTJS ) mais qui de plus détourne les lois de l'asile. Celles-ci s'appliquent aux personnes mises en danger à cause de leur appartenance à un groupe persécuté ou du fait de leurs opinions. Ce qui serait le cas ici sachant que le crime d'apostasie peut être passible de mort dans certains pays. Il n'est nullement dit que ces opinions doivent être partagées par le pays d'accueil, tant qu'elles ne vont pas à l'encontre des lois de celui-ci.