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Joseph Hug

dimanche, 18 juin 2017 16:58

Lueurs et tremblements

 

Lueurs tremblementsJoël Rochette
Lueurs et tremblements
Un commentaire de l’Apocalypse de Jean, illustré par le Manuscrit de Namur
Namur, Éditions jésuites 2016, 368 p.

« Le texte de l’Apocalypse est fascinant […] en raison du mystère qui le remplit […] il se prête à être commenté […] en s’efforçant de trouver à ces paroles des correspondances visuelles […] c’est comme si de chacun des versets de l’Apocalypse naissent des images », écrivait Georges Duby il y a bientôt quarante ans, en préfaçant L’Apocalypse et l’art mozarabe de Henri Stierlin.

jeudi, 30 mars 2017 11:01

Bâtisseurs de l'Eglise

BaslezHistorienne de l’Antiquité gréco-romaine, Marie-Françoise Baslez s’est fait connaître par des ouvrages de référence, notamment Saint Paul, artisan d’un monde chrétien (1991, réédité en 2012 avec des compléments) et Chrétiens persécuteurs. Destructions, exclusions et violences religieuses (2014) qui a suivi Les persécutions dans l’Antiquité. Victimes, héros, martyrs (2007).

Elle vient d’écrire un passionnant article pour le dossier «Origines» de la revue choisir d’avril-mai-juin, n° 684, intitulé Christianisme - Le temps des bâtisseurs (ce numéro peut être commandé en écrivant à ).

mercredi, 01 juin 2016 15:17

Pour le bien de tous

Il y a un an, au printemps, je me rendais au nord de la Grèce, dans le port de Kavala, anciennement Néapolis, là où Paul, pour la première fois, foula le sol européen. Avec mes compagnons, nous avons relu le récit des Actes des apôtres où Luc raconte comment « une nuit, Paul eut une vision : un Macédonien lui apparut, debout, qui lui faisait cette prière : “Passe en Macédoine, viens à notre secours !” A la suite de cette vision de Paul, nous avons immédiatement cherché à partir pour la Macédoine » (Ac 16,9-10). Ainsi, em­barqué avec ses compagnons à Troas sur la côte asiatique, passant près de Lesbos et de Samothrace, Paul débarqua le surlendemain à Néapolis en Europe, pour y annoncer la Bonne Nouvelle.

Ce récit des Actes m’accompagna comme une parabole durant tout l’été et les mois suivants, lorsque des dizaines de milliers de migrants, à la suite d’autres vagues, venant de la Turquie ou par d’autres voies, abordèrent sur les côtes sud de l’Europe. Le Macédonien, c’est-à-dire l’Européen du rêve de Paul, changea alors de visage et de posture. Se raidissant sous l’effet de peurs alimentées par des stéréotypes, ou par des politiques ignorantes parfois du destin de très nombreux migrants, il vint à crier à ces exilés : « Eloignez-vous de nos côtes ! », même lorsqu’il en vit des centaines disparaître dans la mer. Puis, après l’émotion, l’indifférence reprit le dessus.

Une autre lecture du rêve de Paul peut s’imposer. En se libérant de la crainte, l’Europe et la Suisse pourraient s’approprier les valeurs des hommes et des femmes venus d’outre Méditerranée, pour ne pas rester barricadées dans une culture, avec ses préjugés et ses limitations. Lors d’une visite au Centro Astalli du Service jésuite des réfugiés (JRS), à Rome, en janvier de cette année, le Père général Adolfo Nicolás sj a déclaré : « Chaque pays court le risque de s’enfermer à l’intérieur d’horizons très limités, très petits, alors que, grâce aux migrants, notre cœur ainsi que notre pays peuvent s’ouvrir à de nouvelles dynamiques. »

En ce sens, les migrants nous apportent eux aussi le Salut ! Car « ils peuvent nous aider à ouvrir notre cœur, à devenir plus grands que nous-mêmes », a poursuivi le Père Nicolás. Ils ne sont donc pas simplement des hôtes ou des quémandeurs, mais « des personnes qui peuvent apporter leur contribution à la vie civique et fournir un apport considérable à la culture et à son évolution profonde ».1 En Suisse, Christoph Albrecht sj, du JRS, a participé l’an dernier à la rédaction de la première Charte de la migration. Il souligne qu’il faut cesser « de penser l’immigration comme un fléau. Dépenser pour ériger des barrières physiques et morales est un non-sens. In­vestissons dans les solutions d’intégration, de formation, de rapprochement entre les cultures. Pour le bien de tous. »

Ici, chez nous, des rencontres de loisirs, le temps d’une marche, d’un repas ou d’une célébration par exemple, avec des migrants de Syrie ou d’autres pays, nouent des liens et permettent d’entretenir des échanges amicaux qui enrichissent les uns et les autres. « Les migrants nous font voir l’humanité sous son aspect le plus faible, mais aussi le plus fort, a dit encore le Père Nicolás. Le plus faible, parce qu’ils ont connu la peur, la violence, la solitude et les préjugés des autres (...) Mais ils nous montrent aussi la face la plus forte de l’humanité : ils nous font comprendre comment on peut surmonter la peur en trouvant le courage de courir des risques que tous ne sont pas en mesure de prendre. »

Ainsi le rêve de Paul et l’appel du Macédonien revisités peuvent éclairer notre actualité. Ils nous apprennent à rester humains malgré tout.

[1] • Lire l’intégrale de cette allocution sur www.jesuites.ch, rubrique news / réseau jésuite. (n.d.l.r.)

mercredi, 23 décembre 2015 09:07

Comprendre les Actes

Daniel Marguerat
Les Actes des apôtres (1-12) et (13-28) 
Genève, Labor et Fides 2007 et 2015, 446 et 400 p.

Les Actes des apôtres, deuxième volet de l’œuvre de Luc après l’évangile, représente le grand récit des origines chrétiennes. Partant de l’Ascension du Christ et de la Pentecôte à Jérusalem, les Actes aboutissent à l’annonce de la Parole par Paul à Rome. Le monumental récit, d’abord centré sur Pierre puis sur la trajectoire de Paul, rapporte les discours de la première génération chrétienne (Pierre, Etienne, Jacques, Paul). En tout vingt-quatre discours, recomposés par Luc, et qui représentent à eux seuls un tiers du livre.
Luc a été le premier dans l’Antiquité gréco-romaine à présenter un mouvement religieux, le christianisme, par le biais d’un récit historique. La préoccupation du retard de la parousie (le retour du Christ) a laissé place chez lui à une valorisation du temps présent, le temps de l’Eglise.
Selon le bibliste vaudois Daniel Marguerat, Luc appartient à un milieu d’évangélistes prolongeant la pratique missionnaire de Paul. Les fameuses sections en « nous », qui apparaissent dans le livre à partir du passage de Paul en Macédoine (16,10) ou peut-être déjà à Antioche (11,28), feraient référence à ce groupe.

jeudi, 01 octobre 2015 14:32

La résurrection de Jésus

L’obscur concept de résurrection paraît impénétrable à beaucoup de nos contemporains. Or il est central dans la foi chrétienne : sans la résurrection du Christ, la foi est vidée de son contenu, affirme saint Paul. Mais sur quoi reposet-elle, quel est son fondement ?

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