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Société

lundi, 28 novembre 2016 16:36

Être vue ou ne pas être

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Herrmann, par photomaton © HerrmannComment un dessinateur de presse, célèbre pour son égotisme assumé et pour son nez caricaturé à l’envi par lui-même, comprend-il le selfie? Entre amour de soi et autodérision se glisse comme un petit air de quête existentielle. Gérald Herrmann dessine pour la presse suisse depuis plus de 30 ans, s’inspirant des événements et du «beauf», c’est-à-dire de lui-même, comme il aime à l’avouer. Herrmann, par photomaton © Herrmann

lundi, 28 novembre 2016 16:16

Parle pas à ma tête. Suis au bout de mon bras

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Eugène publie la Bible de l’ego. © Eugène’s smartphoneLundi 12 septembre 2016. La veille au soir, Stan the Man a remporté l’US Open. Après une nuit de fête et de joie, le tennisman rejoint en taxi le Rocke-feller Center, un des plus hauts gratte-ciels de la Grande Pomme. Sur la Plaza, il passe devant le Prométhée en bronze doré, haut de six mètres, puis il rejoint la terrasse Top of the Rock, située au 70e étage.

lundi, 28 novembre 2016 15:57

Un nouveau journalisme

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Depuis une douzaine d’années, tous les médias se rallient à l’image. Avec cet impératif: attester la réalité qu’elle montre en étant «dessus». Sinon, autant renoncer à exister.

À la longue, la phrase imprimée fatigue. Sans attendre, la parole s’envole. L’image, elle, percute. Même banale, même confuse. Avec le développement du Web 2.0, qui a vu s’installer les réseaux sociaux, rien d’autre ne semble aussi digne d’attention dans les médias. Pour le meilleur, que sont les reportages photographiques ou de télévision, depuis des décennies. Pour le pire, qui tient à cette manie nouvelle de l’image de soi à tout bout de champ, comme substitut –ses adeptes disent complément– aux moyens de communication traditionnels.

lundi, 28 novembre 2016 15:54

Mortelle ta photo!

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© Illustration, Gérald HerrmannLe néologisme selfie, élu mot de l’année en 2013 par le Oxford Dictionnary, est devenu un geste si populaire qu’il a contaminé toutes les couches sociales de la planète. Cette folie de l’autoportrait numérique génère une course à l’image littéralement mortelle. On en est donc là: mourir par vanité.

SlowFoodSlow Food en est convaincu: une des solutions aux problèmes de sous-alimentation au Sud et de malnutrition au Nord passe par l’agriculture durable et un mode de consommer local qui respecte la biodiversité alimentaire. Le mouvement s’emploie à éduquer des enfants à cette philosophie à travers des jardins scolaires.

«La Terre nourrit le genre humain depuis la nuit des temps, mais ses ressources sont limitées ; ce n’est qu’en adoptant des choix politiques judicieux et un style de vie vertueux qu’il sera possible à l’avenir de trouver un équilibre entre la disponibilité équitable des ressources et leur consommation» (Charte de l’Exposition universelle de Milan, 2015).2 Dans les dernières décennies, on a assisté aux excès de l’agriculture industrielle tels que la monoculture, l’abus de pesticides ou la destruction des forêts. Ces pratiques deviennent insoutenables pour la Terre. Le mouvement international Slow Food, lancé en Italie en 1986, milite pour un autre mode de produire et de consommer, en mettant notamment l’accent sur l’éducation et sur la défense des petites productions locales.

Transhumanisme. Le terme inspire nombre d’auteurs de science-fiction et gagne avec insistance les médias. Pour Daniela Cerqui, anthropologue spécialiste des nouvelles technologies,[1] ce n’est pas qu’un effet de mode. La question est à prendre au sérieux. Elle est révélatrice de la profonde tendance au scientisme qui traverse notre culture.

En 2013, interrogée par Rue89,[2] Daniela Cerqui définissait le transhumanisme comme une idéologie affirmant qu’il est du devoir de l’homme d’utiliser toutes les avancées possibles des sciences et des technologies pour augmenter ses performances. Quitte à parvenir à un point de rupture au-delà duquel nous ne pourrons plus parler d’humain mais de post-humain. Une hypothèse extrême, portée un peu plus chaque jour par la réalité.[3]

mercredi, 10 août 2016 15:00

Vers l'homme augmenté

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Jadis, la science interrogeait nos origines et entrait en conflit avec la religion. Aujourd’hui, c’est l’avenir de l’homme, et même son identité, qu’elle bouscule. A n’en pas douter, la cybernétique transforme notre paysage quotidien et questionne notre liberté.[1]

Le transhumanisme (mot inventé par Julian Huxley, en 1957),[2] visant à accroître les capacités humaines, se déploiera-t-il en un post-humanisme, un Homme autre - débarrassé de son corps ? - succédant à celui que nous sommes actuellement ? Dans les laboratoires, une humanité nouvelle se prépare discrètement, mais à une allure vertigineuse. On parle d’un véritable tsunami.

lundi, 08 août 2016 11:50

Imposture sur le web

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Pour certains, Internet et le développement des réseaux sociaux ont révolutionné la notion de partage. Pour d’autres, ils l’ont dénaturée. D’un geste altruiste, elle est passée à un argument de vente : l’économie a pris la main. Retour sur une notion séculaire et analyse de son développement sémantique et pratique.

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Coédité par choisir et les éditions Slatkine, ce recueil regroupe douze nouvelles retenues par le jury du concours pour écrivain(e)s lancé par notre revue lors de son 60e anniversaire.

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