banner societe 2016

Société

lundi, 28 novembre 2016 15:57

Un nouveau journalisme

Écrit par

Depuis une douzaine d’années, tous les médias se rallient à l’image. Avec cet impératif: attester la réalité qu’elle montre en étant «dessus». Sinon, autant renoncer à exister.

À la longue, la phrase imprimée fatigue. Sans attendre, la parole s’envole. L’image, elle, percute. Même banale, même confuse. Avec le développement du Web 2.0, qui a vu s’installer les réseaux sociaux, rien d’autre ne semble aussi digne d’attention dans les médias. Pour le meilleur, que sont les reportages photographiques ou de télévision, depuis des décennies. Pour le pire, qui tient à cette manie nouvelle de l’image de soi à tout bout de champ, comme substitut –ses adeptes disent complément– aux moyens de communication traditionnels.

lundi, 28 novembre 2016 15:54

Mortelle ta photo!

Écrit par

© Illustration, Gérald HerrmannLe néologisme selfie, élu mot de l’année en 2013 par le Oxford Dictionnary, est devenu un geste si populaire qu’il a contaminé toutes les couches sociales de la planète. Cette folie de l’autoportrait numérique génère une course à l’image littéralement mortelle. On en est donc là: mourir par vanité.

SlowFoodSlow Food en est convaincu: une des solutions aux problèmes de sous-alimentation au Sud et de malnutrition au Nord passe par l’agriculture durable et un mode de consommer local qui respecte la biodiversité alimentaire. Le mouvement s’emploie à éduquer des enfants à cette philosophie à travers des jardins scolaires.

«La Terre nourrit le genre humain depuis la nuit des temps, mais ses ressources sont limitées ; ce n’est qu’en adoptant des choix politiques judicieux et un style de vie vertueux qu’il sera possible à l’avenir de trouver un équilibre entre la disponibilité équitable des ressources et leur consommation» (Charte de l’Exposition universelle de Milan, 2015).2 Dans les dernières décennies, on a assisté aux excès de l’agriculture industrielle tels que la monoculture, l’abus de pesticides ou la destruction des forêts. Ces pratiques deviennent insoutenables pour la Terre. Le mouvement international Slow Food, lancé en Italie en 1986, milite pour un autre mode de produire et de consommer, en mettant notamment l’accent sur l’éducation et sur la défense des petites productions locales.

Transhumanisme. Le terme inspire nombre d’auteurs de science-fiction et gagne avec insistance les médias. Pour Daniela Cerqui, anthropologue spécialiste des nouvelles technologies,[1] ce n’est pas qu’un effet de mode. La question est à prendre au sérieux. Elle est révélatrice de la profonde tendance au scientisme qui traverse notre culture.

En 2013, interrogée par Rue89,[2] Daniela Cerqui définissait le transhumanisme comme une idéologie affirmant qu’il est du devoir de l’homme d’utiliser toutes les avancées possibles des sciences et des technologies pour augmenter ses performances. Quitte à parvenir à un point de rupture au-delà duquel nous ne pourrons plus parler d’humain mais de post-humain. Une hypothèse extrême, portée un peu plus chaque jour par la réalité.[3]

mercredi, 10 août 2016 15:00

Vers l'homme augmenté

Écrit par

Jadis, la science interrogeait nos origines et entrait en conflit avec la religion. Aujourd’hui, c’est l’avenir de l’homme, et même son identité, qu’elle bouscule. A n’en pas douter, la cybernétique transforme notre paysage quotidien et questionne notre liberté.[1]

Le transhumanisme (mot inventé par Julian Huxley, en 1957),[2] visant à accroître les capacités humaines, se déploiera-t-il en un post-humanisme, un Homme autre - débarrassé de son corps ? - succédant à celui que nous sommes actuellement ? Dans les laboratoires, une humanité nouvelle se prépare discrètement, mais à une allure vertigineuse. On parle d’un véritable tsunami.

lundi, 08 août 2016 11:50

Imposture sur le web

Écrit par

Pour certains, Internet et le développement des réseaux sociaux ont révolutionné la notion de partage. Pour d’autres, ils l’ont dénaturée. D’un geste altruiste, elle est passée à un argument de vente : l’économie a pris la main. Retour sur une notion séculaire et analyse de son développement sémantique et pratique.

lundi, 08 août 2016 11:42

Se transformer et agir

Écrit par

Cœur de la Campagne œcuménique 2016, l’initiative fédérale pour des multinationales responsables n’a pas qu’une signification juridique. Prise au sérieux dans toutes ses implications, elle est aussi une contribution à l’« écologie intégrale » prônée par le pape François.

« Nous n’avons jamais autant maltraité ni fait de mal à notre maison commune qu’en ces deux derniers siècles », affirme le pape François dans sa forte encyclique Laudato si’. La « maison commune », c’est notre mère la Terre et tous les vivants qui l’habitent, en particulier tous nos frères et sœurs humains. Les gémissements de la nature « opprimée et dévastée » sont en effet inséparables de la clameur des pauvres. Les deux sont victimes du système économique dominant - croissanciste, productiviste, consumériste (CPC) - qui est écologiquement non durable et socialement inéquitable. Ce système est caractérisé par la démesure et l’irresponsabilité, une exploitation « inconsidérée » des ressources et un irrespect des limites de la planète et des personnes. Le pape François pointe du doigt notamment les activités de multinationales « qui s’autorisent dans les pays moins développés ce qu’elles ne peuvent dans les pays qui leur apportent le capital ».

Journée internationale des femmes, 8 mars 2016. L'égalité des sexes paraît si évidente en Suisse, que bien des jeunes filles la vivent sans plus y prêter attention. Les combats des mères et des grand-mères sont acquis à leurs yeux... Et pourtant... La vigilance reste de mise. Bien des retournements de situation ont été expérimentés au cours de l'Histoire. Certaines républiques de l'ex-URSS illustrent amèrement le processus. L'Union soviétique chantait l'égalité des camarades. Comme d’autres pays de l’ex-URSS, le Kazakhstan fête donc la Journée internationale des femmes. Mais cette société patriarcale traditionnelle a retrouvé ses anciennes coutumes à la chute de l’URSS. La situation des femmes y est peu enviable. Même les perspectives de libération sexuelle se font paradoxales, entre tabous, florissant commerce des charmes et enlèvements... Reportage dans ce pays de steppe chevauchant l’Europe et l’Asie, indépendant depuis 1991 et peu connu des Occidentaux.

Page 4 sur 11