banner politique 2016

Redaction

Q. Le Saint Père est sorti du protocole habituel pour parler en faveur de la paix en Syrie. Que pensez-vous de ce sujet?
R. Je n'ai pas l'habitude de commenter les situations internationales ou les affaires politiques. Mais, dans le cas présent, nous sommes devant une situation humanitaire qui déborde les limites normales pouvant justifier le silence. J'avoue, je dois le dire, ne pas comprendre qui a donné l'autorisation aux Etats-Unis ou à la France d'agir contre un pays d'une manière qui, sans nul doute, ajoutera aux souffrances d'une population qui a déjà souffert plus qu'il n'est imaginable. La violence ou les interventions violentes comme celles qui se préparent ne sont justifiables que comme des moyens ultimes utilisés d'une manière telle qu'ils n'atteignent que les seuls coupables. Dans le cas d'un pays, cela est totalement impossible, et c'est pourquoi ce recours à la force m'est totalement inacceptable. Nous jésuites, nous appuyons l'action du Saint Père à 100% et désirons du fond de notre cœur que l'action punitive annoncée n'ait pas lieu.

mardi, 03 septembre 2013 11:09

E viva François ! !!!???

2013-09

E viva FranÇois !

Ce pape-là, je l’aime ! Il me remplit d’espoir pour l’Eglise, et même pour le monde. Un pape qui appelle les dirigeants des nations à se faire serviteurs et à ne pas user de leur position pour leurs ambitions personnelles ou pour satisfaire leur goût du pouvoir : merveilleuse utopie !

LIRE NOTRE EDITORIAL...

choisir revue culturelle, septembre 2013

mardi, 03 septembre 2013 09:49

Religiosité en Amérique latine

2013-09Sommaire de la revue n° 645

Septembre 2013

Lord George Carey, ancien archevêque de Cantorbéry et ancien chef de l’Eglise (anglicane) d’Angleterre, a mis en garde le gouvernement conservateur de David Cameron contre une intervention militaire en Syrie qui pourrait déclencher une guerre qui risquerait d'embraser tout le Moyen-Orient.

Dans son opposition déterminé à une action armée contre la Syrie, Lord Carey va encore plus loin que l'actuel archevêque de Cantorbéry Justin Welby, qui a incité les parlementaires britanniques à ne pas se "précipiter" pour poser un jugement et à prendre en considération le plus large impact qu'aurait une telle attaque dans le monde musulman.
Mgr Welby a également demandé aux parlementaires de se demander s'ils sont "sûrs" concernant les faits qui se sont passés sur le terrain avant d'agir "dans une situation réellement dangereuse et délicate". Le chef religieux avait certainement en tête les manipulations des "spin doctors" britanniques et américains, ces spécialistes de la communication et du marketing politique qui avaient fait croire à l'opinion publique mondiale l'existence - non vérifiée depuis - d'armes de destruction massives aux mains de Saddam Hussein. Cette manipulation avait permis aux Occidentaux d'entrer en guerre contre l'Irak.
L'archevêque de Cantorbéry s'est engagé, pendant des années, pour la réconciliation dans les zones de conflit en Afrique et au Moyen-Orient. Il insiste, dans une interview accordée le 27 août au quotidien britannique The Daily Telegraph, sur le fait qu'il existe de "nombreux pas intermédiaires" entre ne rien faire et vouloir un changement total de régime en Syrie. Il reconnaît qu'il n'y a "pas de bonnes réponses" à la crise en Syrie et qu'il n'y a tout simplement pas de solution simple. (apic)

Telle est le cri d'alarme lancé par le Patriarche de Babylone des Chaldéens, Louis Raphaël I Sako. "Cela équivaudrait à faire exploser un volcan. L’explosion serait destinée à emporter l’Irak, le Liban, la Palestine. Peut-être quelqu’un recherche-t-il justement cela."

Mgr Sako se trouve à la tête de la plus importante communauté chrétienne d'Irak. L’éventuelle intervention occidentale en Syrie lui rappelle fatalement l’expérience vécue par son peuple. "Dix ans après l’intervention de la coalition qui abattit Saddam Hussein, notre pays est encore martyrisé par les bombes, les problèmes de sécurité, l’instabilité, la crise économique." Dans le cas de la Syrie, les choses sont encore plus compliquées et ce à cause de la difficulté consistant à appréhender les dynamiques réelles de la guerre civile qui déchire depuis des années cette nation. "L’opposition à Assad, remarque le Patriarche, est divisée, les différents groupes se combattent entre eux. Les milices djihadistes se multiplient… Quel serait le destin de ce pays après une telle intervention ?"
Les formules utilisées par les pays occidentaux pour justifier une éventuelle intervention paraissent instrumentales et confuses au Patriarche. "Tous parlent de démocratie et de liberté, mais pour atteindre ces objectifs, il faut passer par des processus historiques et il n’est pas possible de les importer de manière mécanique et encore moins par la force. Le seul chemin possible en Syrie, comme ailleurs, consiste dans la recherche de solutions politiques : pousser les combattants à négocier, imaginer un gouvernement provisoire impliquant tant les partisans du régime que les forces d’opposition et ce en écoutant ce que veut vraiment le peuple syrien dans sa majorité."
Le Patriarche chaldéen se montre également prudent quant au choix de justifier l’intervention comme des représailles inévitables contre l’usage d’armes chimique de la part de l’armée syrienne: "Les occidentaux ont justifié l’intervention contre Saddam Hussein en l’accusant de posséder des armes de destruction massive. Mais ces armes n’ont pas été trouvées."

Page 84 sur 96

CouvLivreChoisir

Coédité par choisir et les éditions Slatkine, ce recueil regroupe douze nouvelles retenues par le jury du concours pour écrivain(e)s lancé par notre revue lors de son 60e anniversaire.

COMMANDER LE RECUEIL