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Politique internationale

lundi, 03 juillet 2017 14:08

Kurdistan irakien: le combat des Yézidis

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Militaire webIrak - Un jeune combattant yézidi s'octroie une cigrette devant sa position d'observation. © Giacomo SiniUne longue colonne de véhicules militaires de l’armée turque avance sur une route sinueuse de la région de Duhok, dans le Kurdistan irakien. «Ils pourraient bien annoncer l’invasion des terres du Shingal (Sinjar), là où je vivais avec ma famille.» Ces mots d’Ibrahim, un Yézidi, sont comme un prélude à une réalité qui terrifie la population yézidie du nord de l’Irak. Ici commence le voyage vers le Sinjar, territoire de ce peuple. Ce sont des terres ravagées par des conflits millénaires, et en dernier lieu par la fureur de l’État islamique, traversées par des milliers de gens fuyant la violence des djihadistes.

IuventaLa journaliste Giulia Bertoluzzi était sur le bateau Iuventa, de l'ONG Jugend Rettet, du 14 au 18 avril: 4 jours lors desquels 8300 personnes ont été sauvées. Depuis 2015, plusieurs ONG ont été créées comme réponse citoyenne à la catastrophe de la migration via la Méditerranée. Armée de jumelles, leurs volontaires sillonnent la mer, scrutent durant des heures l'horizon à la recherche des embarcations en péril, et viennent au secours de leurs occupants. Reportage.

Depuis la fermeture de la route grecque suite à l'accord UE-Turquie et de celle de la frontière Maroc-Espagne, la Libye est devenue le seul point de départ «actif» pour l’Europe. Les derniers chiffres de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) sont sans appel: parmi les 58’862 personnes qui ont pris la route vers l’Europe en 2017 (chiffres actualisés au 24 mai), 50’041 ont choisi celle de la Méditerranée centrale. Mais cette route est aussi la plus dangereuse. En 2017, 1530 personnes ont trouvé la mort dans cette traversée, et en 2016, 5098.
Pour porter secours à ces migrants, plusieurs ONG se sont créées en 2015 et sauvent depuis de multiples vies.

Pour en savoir plus sur ces questions, vous pouvez commander auprès de la rédaction notre n° 683 consacré aux exilés. Découvrez ici son sommaire.

Venezuela protest 26 OctoberVenezuela, manifestation d'octobre 2016 Pour la première fois depuis 1998, le chavisme est devenu minoritaire à l’Assemblée législative du Venezuela, ce qui rend sa marge de manœuvre problématique. Ces derniers temps, l’opposition a fait d'importantes avancées, qui pourraient marquer à brève échéance la destinée du pays. Indice de cette fragilité: la marche de l’opposition du 19 avril, un évènement marquant de l'avis des observateurs politiques tant intérieurs qu’extérieurs. Octavio Avendaño, du Département de sciences politiques et relations internationales de l'Université Alberto Hurtado, en a donné les raisons dans Mensaje, la revue culturelle jésuite chilienne (traduction choisir) et expliqué ce qui différencie ces manifestations de celles des années précédentes. Une protestation qui a repris de plus belle début juin, lorsque le président a annoncé la date du 30 juillet pour l’élection d’une Assemblée constituante. Un projet qui a pour but de réformer la Constitution et assurer le pouvoir à Nicolas Maduro. La démocratie vénézuelienne est en vraies difficultés.

mardi, 11 avril 2017 09:02

Le déclin de l’Occident, quel déclin?

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Declin OccidentDe plus en plus l’on entend des propos inquiets devant un prétendu déclin de l’Occident. Souvent, cette inquiétude se fonde sur l’invocation d’un historique judéo-chrétien. On peut et on doit s’étonner de cette justification, le point de vue chrétien étant bien antérieur à l’apparition de la notion d’Occident ; son origine, d’ailleurs, était plutôt en Orient...

Sachant de plus que le mot catholique signifie universel, il y a de quoi s’interroger. Des fantasmes, des peurs ancestrales, des stigmatisations, des extrémismes politiques ne sont-ils pas en train d’instrumentaliser l’histoire, la religion?

jeudi, 16 février 2017 15:15

La Terre de demain. Un jardin ou du désert ?

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Face à la destruction de l’environnement, en ce tournant de l’histoire de notre planète, le jardin, public ou privé, devient un lieu de refuge pour la biodiversité et de bonne gestion des ressources de la nature. Le moment est venu de choisir: veut-on faire de notre Terre un jardin ou un désert ?

Pour la mythologie et la symbolique, le jardin a de tout temps été un espace privilégié. C’est là que l’on recherche la paix, l’inspiration, la beauté. C’est là que l’on convoque le meilleur de la végétation, pour son plaisir, son délassement, pour son utilité aussi. Mais aujourd’hui la nature sauvage est à la peine, l’humanité étend son emprise et sa dynamique destructrice à l’ensemble de la Terre. Du coup, la parabole du jardin, petit coin de paradis domestiqué par l’homme, se retourne: il n’est plus une miniature du monde vu à travers le prisme anthropique, sous la mainmise de l’homme, mais un refuge pour une nature désormais fragilisée, une contribution au nécessaire rééquilibrage de l’environnement. Le jardin devient le symbole d’une gestion responsable.

Manif tous Paris 13janv2013Manif pour tous, à Paris en 2013 © Marie-Lan Nguyen/Wikimedia CommonsSuite à l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis, au Brexit anglais et aux résultats symboliques anti-migrants du référendum hongrois (finalement invalidé à cause du trop faible taux de participation), l’Europe se réveille dans un cauchemar politique et tremble au retour de ses vieux démons. Au lendemain de la désignation de François Fillon comme candidat de la droite et du centre à la présidentielle française de 2017 -  une bien mauvaise nouvelle pour le Front national de l'avis des analystes politiques - la journaliste Giulia Bertoluzzi dresse le portrait de la constellation de l'extrême-droite française.

lundi, 28 novembre 2016 14:38

Iran. Stabilité d'un système

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Une nouvelle ère s’ouvrirait pour l’Iran. Le 16 janvier, l’Agence internationale de l’énergie atomique a levé les sanctions internationales contre la République islamique ; et le 26 février, les élections parlementaires ont confirmé la popularité du président Rohani, un modéré. Décryptage avec un expert.

lundi, 28 novembre 2016 09:55

Un Maroc à deux faces

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Dans une région bouleversée par l’instabilité politique et sociale, le Maroc semble avoir trouvé son équilibre et pris la mesure du mécontentement populaire affirmé en 2011. Cette exception marocaine est-elle une réalité ou une image construite de toute pièce, diffusée à l’étranger?

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