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Politique suisse

Usine de traitement des déchets ménagers, France © GODONG, Fred de NoyelleLors des votations fédérales du 29 novembre 2020, le peuple suisse se prononcera sur la proposition d’un article constitutionnel exigeant que les multinationales basées en Suisse soient tenues responsables quand les entreprises qu’elles contrôlent à l’étranger violent les droits humains ou dégradent l’environnement (pour une présentation plus précise de l’initiative: www.initiative-multinationales.ch). Agent pastoral de l’Église catholique dans le canton de Vaud, engagé dans la pastorale œcuménique dans le monde du travail et en charge de la promotion de l’enseignement social de l’Église, Jean-Claude Huot relit l'initiative au regard de l'encyclique du pape François Laudato si'.

DixPrincipalesPreoccupations suisses2019 frEn Suisse, depuis 1992 et le rejet de l'EEE (Espace économique européen), l’incertitude croissante va et vient au grès des circonstances. Or les sociétés qui peuvent s’appuyer sur une politique du centre forte respirent la confiance; en revanche, dans les sociétés polarisées, la peur règne en maître. Il est donc peut-être temps de renforcer à nouveau dans notre pays une politique du centre.

mardi, 10 décembre 2019 09:39

Un RBI au Valais?

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Capture décran 2019 12 10 à 10.04.28Le collectif BIEN-Valais a pour objectif l’introduction du Revenu de Base inconditionnel dans la nouvelle Constitution du Canton du Valais. Il a lancé le 1er décembre 2019 une proposition collective en forme de pétition adressée à l’Assemblée constituante valaisanne pour lui demander cette introduction. Le RBI remplacerait le filet social actuel. Un changement de paradigme largement débattu en Europe et où la Suisse fait figure de pionnière. Il consiste à redistribuer une part de la richesse produite à l’ensemble de sa population sous la forme d’une rente mensuelle, «suffisante pour permettre une vie digne et allouée au niveau individuel», expliquent les pétitionnaires.
Le montant du RBI doit permettre la couverture des besoins fondamentaux: nourriture, habillement, logement, assurance-maladie et participation à la vie sociale. «Dans la plupart des cas, il ne représente pas un revenu supplémentaire, affirme le collectif, mais remplace et sécurise cette part de revenu indispensable. Son financement est dès lors garanti parce qu’il ne représente pas une charge supplémentaire pour l’économie.»

GeorgLutzLe 20 octobre, les citoyens suisses éliront leur nouveau Parlement. Qui vote, avec quelle régularité, pour quel parti, sous l’influence de quels paramètres? L’analyse de Georg Lutz, professeur associé à la Faculté des sciences sociales et politiques de l’UNIL.

La politique suisse se caractérise par une stabilité rarement démentie, qui décrocherait presque des bâillements chez le citoyen le plus motivé: «Chez nous, on ne connaît pas la crise, ironise Georg Lutz. Une variation de 2 ou 3% dans les résultats d’un parti s’apparente déjà à une révolution. Si vous regardez l’évolution des partis bourgeois de 1919 à 2015, c’est une ligne droite!» Mais derrière cet encéphalogramme plat se cachent des pépites d’informations que les recherches menées régulièrement par le politologue sur les élections permettent d’extraire.

Sergey Nivens/Adobe Stock

L’expression-clé «industrie 4.0» est au centre des scénarios envisagés quand on parle de l’avenir du travail en Suisse. Tous ramènent à une même perspective: le travail tel qu’on l’a connu va disparaître pour faire place à de nouveaux modèles. Ces changements vont se répercuter sur la législation. L’essentiel des projets de révision de la loi sur le travail concerne les temps de travail et de repos.

Thomas Wallimann est un théologien et éthicien social, président de la Commission suisse Justice et Paix. Il enseigne à la Berner Fachhochschule et est directeur de ethik 22, un institut d’éthique sociale à Zurich, fondé par le Mouvement des travailleurs chrétiens suisses. Il est aussi député au Grand Conseil de Nidwald.

jeudi, 22 août 2019 09:48

Une responsabilité pour la vie

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© Jellel Gasteli/Godong© Jellel Gasteli/Godong

Le dernier rapport sur la qualité des eaux souterraines en Suisse, présenté jeudi 15 août 2019 par les autorités fédérales, montre que 15 à 20% des stations de mesure présentent des niveaux de nitrates supérieurs aux valeurs-limites. Sur le Plateau, là où l’agriculture est la plus intensive, ce sont 40% des sites qui dépassent les normes en la matière. Le problème est similaire pour les pesticides: 20% des stations analysées présentent des taux supérieurs à la norme.
Le peuple aura prochainement l'occasion de se pencher sur cette question.

jeudi, 28 juin 2018 08:29

Visage et burqa

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Burqua© Justin Hall / FlickrL’initiative populaire Oui à l’interdiction de se dissimuler le visage, qui visait la disparition de la burqa dans l’espace public suisse, vient d’être rejetée, mercredi 27 juin 2018, par le Conseil fédéral. Les cantons -tel le Tessin depuis 2013- restent libres de mettre en place une telle interdiction puisque la gestion de l’espace public relève de chaque canton. Cette décision -qui honore l’esprit confédéral de la Suisse- donne l’occasion au Conseil fédéral de rappeler un principe fondamental qui relève des droits humains: l’interdiction d’obliger une personne à cacher son visage.

Eau Lacs Rivieres© P. EmonetDans le cadre d’une adaptation de l’Ordonnance sur la protection des eaux, la Confédération projette d’augmenter les valeurs limites s’appliquant aux ruisseaux, rivières et lacs pour 26 pesticides sur 38. René Longet, spécialiste des questions environnementales, s’étonne de quelques petites contradictions…

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