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Politique suisse

mardi, 10 décembre 2019 09:39

Un RBI au Valais?

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Capture décran 2019 12 10 à 10.04.28Le collectif BIEN-Valais a pour objectif l’introduction du Revenu de Base inconditionnel dans la nouvelle Constitution du Canton du Valais. Il a lancé le 1er décembre 2019 une proposition collective en forme de pétition adressée à l’Assemblée constituante valaisanne pour lui demander cette introduction. Le RBI remplacerait le filet social actuel. Un changement de paradigme largement débattu en Europe et où la Suisse fait figure de pionnière. Il consiste à redistribuer une part de la richesse produite à l’ensemble de sa population sous la forme d’une rente mensuelle, «suffisante pour permettre une vie digne et allouée au niveau individuel», expliquent les pétitionnaires.
Le montant du RBI doit permettre la couverture des besoins fondamentaux: nourriture, habillement, logement, assurance-maladie et participation à la vie sociale. «Dans la plupart des cas, il ne représente pas un revenu supplémentaire, affirme le collectif, mais remplace et sécurise cette part de revenu indispensable. Son financement est dès lors garanti parce qu’il ne représente pas une charge supplémentaire pour l’économie.»

GeorgLutzLe 20 octobre, les citoyens suisses éliront leur nouveau Parlement. Qui vote, avec quelle régularité, pour quel parti, sous l’influence de quels paramètres? L’analyse de Georg Lutz, professeur associé à la Faculté des sciences sociales et politiques de l’UNIL.

La politique suisse se caractérise par une stabilité rarement démentie, qui décrocherait presque des bâillements chez le citoyen le plus motivé: «Chez nous, on ne connaît pas la crise, ironise Georg Lutz. Une variation de 2 ou 3% dans les résultats d’un parti s’apparente déjà à une révolution. Si vous regardez l’évolution des partis bourgeois de 1919 à 2015, c’est une ligne droite!» Mais derrière cet encéphalogramme plat se cachent des pépites d’informations que les recherches menées régulièrement par le politologue sur les élections permettent d’extraire.

Sergey Nivens/Adobe Stock

L’expression-clé «industrie 4.0» est au centre des scénarios envisagés quand on parle de l’avenir du travail en Suisse. Tous ramènent à une même perspective: le travail tel qu’on l’a connu va disparaître pour faire place à de nouveaux modèles. Ces changements vont se répercuter sur la législation. L’essentiel des projets de révision de la loi sur le travail concerne les temps de travail et de repos.

Thomas Wallimann est un théologien et éthicien social, président de la Commission suisse Justice et Paix. Il enseigne à la Berner Fachhochschule et est directeur de ethik 22, un institut d’éthique sociale à Zurich, fondé par le Mouvement des travailleurs chrétiens suisses. Il est aussi député au Grand Conseil de Nidwald.

jeudi, 22 août 2019 09:48

Une responsabilité pour la vie

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© Jellel Gasteli/Godong© Jellel Gasteli/Godong

Le dernier rapport sur la qualité des eaux souterraines en Suisse, présenté jeudi 15 août 2019 par les autorités fédérales, montre que 15 à 20% des stations de mesure présentent des niveaux de nitrates supérieurs aux valeurs-limites. Sur le Plateau, là où l’agriculture est la plus intensive, ce sont 40% des sites qui dépassent les normes en la matière. Le problème est similaire pour les pesticides: 20% des stations analysées présentent des taux supérieurs à la norme.
Le peuple aura prochainement l'occasion de se pencher sur cette question.

jeudi, 28 juin 2018 08:29

Visage et burqa

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Burqua© Justin Hall / FlickrL’initiative populaire Oui à l’interdiction de se dissimuler le visage, qui visait la disparition de la burqa dans l’espace public suisse, vient d’être rejetée, mercredi 27 juin 2018, par le Conseil fédéral. Les cantons -tel le Tessin depuis 2013- restent libres de mettre en place une telle interdiction puisque la gestion de l’espace public relève de chaque canton. Cette décision -qui honore l’esprit confédéral de la Suisse- donne l’occasion au Conseil fédéral de rappeler un principe fondamental qui relève des droits humains: l’interdiction d’obliger une personne à cacher son visage.

Eau Lacs Rivieres© P. EmonetDans le cadre d’une adaptation de l’Ordonnance sur la protection des eaux, la Confédération projette d’augmenter les valeurs limites s’appliquant aux ruisseaux, rivières et lacs pour 26 pesticides sur 38. René Longet, spécialiste des questions environnementales, s’étonne de quelques petites contradictions…

mercredi, 14 février 2018 09:00

No Billag, attention danger!

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No BilagAu fur et à mesure que se rapproche le 4 mars, l’inquiétude se fait sentir devant la perspective d’une votation favorable au No Billag. Les journalistes se mobilisent devant ce qui se traduira nécessairement par une diminution du pluralisme des médias télévisés.

Anja Klug est engagée depuis près de 20 ans au Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR). Elle dirige depuis 2015 le Bureau pour la Suisse et le Liechtenstein de l’organisation. L'avis d'une spécialiste sur la politique suisse d’asile.

Lucienne Bittar : Il existe plusieurs catégories de personnes en exil ou en déplacement, les migrants, les requérants d’asile, les réfugiés... Que recouvre le mandat du HCR ?

Anja Klug : « Depuis sa création, en 1950, le HCR a pour mandat de protéger les réfugiés à travers le monde, à savoir de garantir leurs droits et de proposer des solutions durables. Le HCR s’occupe aussi des apatrides et est régulièrement mandaté, par ailleurs, pour défendre les personnes contraintes à fuir à l’intérieur des frontières de leur propre pays (les déplacés internes). Au total, on estime que 68,8 millions de personnes seront déplacées en 2017.

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