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Bible

mardi, 11 avril 2017 09:21

Les sèves divines

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«Pensant que c’était le jardinier» (Jean 20,15).

Lorsque Marie, la première, rencontre le Seigneur ressuscité, elle voit en lui un jardinier. Est-ce une méprise ou au contraire la manifestation de son profond enracinement en l’être de Dieu, auquel, depuis le premier jour, le Créateur nous appelle et nous forme?

Dans le célèbre chapitre 20 de l’évangile selon saint Jean, Marie, la première, rencontre le Christ ressuscité seule à seul. Eplorée, elle a cherché en vain le Seigneur dont le corps ne se trouve plus dans le tombeau. Après diverses péripéties, elle est abordée par Jésus lui-même: «Femme, pourquoi pleures-tu? Qui cherches-tu?» Marie alors, «pensant que c’était le jardinier, lui dit: Seigneur, si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et moi j’irai le prendre» (Jn 20,14-15). On connaît la suite: Jésus se contente de l’appeler par son nom: «Marie» et elle, «s’étant retournée, lui dit en hébreu : Rabbouni, ce qui veut dire Maître» (Jn 20,16). J’aimerais m’arrêter sur cette énigmatique mention du jardinier.

lundi, 09 janvier 2017 14:54

L’Evangile de la nuit

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DucarrozDans l’histoire du Salut, que de personnes surgissent, que d’évènements surviennent... dans la nuit! Rien qu’à ausculter les évangiles, la moisson est abondante.

Comme au premier commencement («Il y eut un soir avant le matin», Gn 1,5), les commencements du Sauveur Jésus sont marqués par l’expérience de la nuit. Joseph accueille sa bonne nouvelle «en songe». La famille migrante de Nazareth cherche un logement pour la nuit de la naissance, et finalement c’est la soupente d’une étable obscure qui sert de berceau pour l’enfant. Dans cette même nuit, des bergers gardant leurs troupeaux découvrent Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la mangeoire, pour leur plus grande joie. Et quand vient le tour des mages, c’est encore une étoile dans la nuit qui leur indique l’endroit où est l’enfant.

lundi, 28 novembre 2016 16:51

Pierre et la papauté

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Dans l’évangile de Matthieu, Jésus, s’adressant à Pierre, lui dit: «Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise» (16,18). C’est là que Jésus aurait placé Pierre à la tête de l’Eglise - et donc créé la papauté. Une interprétation non soutenue par l’exégèse contemporaine qui souligne la foi de l’apôtre. Une autre hypothèse liée à l’histoire de la communauté d’Antioche est présentée ici.

lundi, 28 novembre 2016 14:10

Signes et foi

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Qu’est-ce que les mots grâce et miséricorde représentent? L’un et l’autre sont liés à une pratique humaine qui suppose conversion, pardon, réconciliation, mais qui évoque aussi le caractère inouï de l’intervention de Dieu dans nos vies. La réflexion qui suit part de la narration de miracles de Jésus et du récit de la vocation de Paul.

«Ignorer les Ecritures, c’est ignorer le Christ», affirmait saint Jérôme, le traducteur de la Bible en latin. La pastorale biblique serait donc indispensable pour accompagner les chrétiens dans leur découverte de la Parole de Dieu. L’Association biblique catholique de Suisse romande s’y emploie depuis 30 ans.

Comme le dit la belle Exhortation de Benoît XVI La Parole du Seigneur (Verbum Domini, 2010), la pastorale biblique n’est pas une pastorale parmi d’autres, à côté de la catéchèse, du service des frères ou de la liturgie. Le pape émérite parle bien de «l’animation biblique de toute la pastorale» (n° 73), c’est-à-dire de la présence centrale de la Parole de Dieu dans l’ensemble de la vie et de l’agir de l’Eglise. Car la Bonne Nouvelle de l’Ancien et du Nouveau Testament se trouve au cœur de l’enseignement et de la catéchèse, des sacrements et de la prière, de la diaconie et de la présence auprès des plus pauvres, comme du rassemblement des hommes et des femmes autour du Seigneur Trinité d’amour.

Si on nous demandait quel fut le premier miracle de Jésus, nous n’hésiterions pas à répondre que c’est celui de l’eau changée en vin lors d’un mariage à Cana. L’évangile de Jean le dit d’ailleurs expressément : « Tel fut, à Cana de Galilée, le commencement des signes de Jésus. Il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui » (Jn 2,11). Or les trois autres évangélistes ignorent ce miracle et rapporte chacun un autre « premier » miracle, mettant en scène le Christ guérisseur.

Pourquoi les évangélistes ne s’accordent-ils pas sur le premier miracle de Jésus ? L’eau transformée en vin pour Jean, la guérison d’un démoniaque dans la synagogue de Capharnaüm pour Marc et Luc, celle d’un lépreux chez Matthieu. Parce qu’ils ne prétendaient pas donner à leurs lecteurs un récit historique de l’activité miraculeuse de Jésus, mais plutôt leur transmettre un message religieux, que chacun d’eux adapta de la manière qu’il jugeait la meilleure.

mardi, 01 mars 2016 15:02

Au fil des psaumes

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Si l’on cherche dans la Bible des racines aux congés payés, on trouvera bien plus : le repos y est une manière de vivre dans la création, même quand on travaille ou qu’on se débat dans les épreuves. C’est un terme théologique et militant : on se repose quand on vit dans l’intimité de Dieu et que Dieu vous met à l’abri des ennemis qui vous guettent.

jeudi, 01 octobre 2015 14:32

La résurrection de Jésus

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L’obscur concept de résurrection paraît impénétrable à beaucoup de nos contemporains. Or il est central dans la foi chrétienne : sans la résurrection du Christ, la foi est vidée de son contenu, affirme saint Paul. Mais sur quoi reposet-elle, quel est son fondement ?

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