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Politique & Economie

Sorrentino Demasile centroamericains 2Après l’ordre exécutif anti-immigration de janvier et les menaces d’abolition du statut des «dreamers», le prochain texte migratoire de l’administration Trump fera très probablement office de nouvelle réforme de la loi sur l’asile. Plusieurs changements dus à de nouvelles dispositions réglementaires et au climat politique délétère, au demeurant, affectent déjà les requérants. À l'image des allégations du procureur général des États-Unis, Jeff Sessions: «Que celles et ceux qui souhaitent encore entrer de manière illégale dans ce pays soient prévenus: nous sommes entrés dans une nouvelle ère. Nous sommes entrés dans l’ère Trump.» Il espère que les exilés se le tiendront pour dit. Et au cas où le message ne suffirait pas, Jeff Sessions a enjoint aux procureurs de requérir les peines les plus lourdes en cas de franchissement clandestin de la frontière.

Image ci-contre:
Maria Estella et ses deux enfants -Anderson Ariel (4 ans) et Diego (2 ans)- dans le refuge de «Jésus le bon pasteur» à Tapachula, une ville frontalière entre le Mexique et le Guatemala. Maria Estella et son mari vendaient des fruits et des légumes au Salvador. Ils devaient payer un impôt dꞌextorsion au groupe criminel Mara Salvatrucha (MS). La MS a augmenté l'impôt initialement fixé à 25 dollars US par semaine. Maria et son mari, qui ne gagnaient jamais plus de 30 dollars par semaine, ont dû partir dans un délai de soixante-douze heures pour éviter la mort. © Joseph Sorrentino

lundi, 03 juillet 2017 14:08

Kurdistan irakien: le combat des Yézidis

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Militaire webIrak - Un jeune combattant yézidi s'octroie une cigrette devant sa position d'observation. © Giacomo SiniUne longue colonne de véhicules militaires de l’armée turque avance sur une route sinueuse de la région de Duhok, dans le Kurdistan irakien. «Ils pourraient bien annoncer l’invasion des terres du Shingal (Sinjar), là où je vivais avec ma famille.» Ces mots d’Ibrahim, un Yézidi, sont comme un prélude à une réalité qui terrifie la population yézidie du nord de l’Irak. Ici commence le voyage vers le Sinjar, territoire de ce peuple. Ce sont des terres ravagées par des conflits millénaires, et en dernier lieu par la fureur de l’État islamique, traversées par des milliers de gens fuyant la violence des djihadistes.

IuventaLa journaliste Giulia Bertoluzzi était sur le bateau Iuventa, de l'ONG Jugend Rettet, du 14 au 18 avril: 4 jours lors desquels 8300 personnes ont été sauvées. Depuis 2015, plusieurs ONG ont été créées comme réponse citoyenne à la catastrophe de la migration via la Méditerranée. Armée de jumelles, leurs volontaires sillonnent la mer, scrutent durant des heures l'horizon à la recherche des embarcations en péril, et viennent au secours de leurs occupants. Reportage.

Depuis la fermeture de la route grecque suite à l'accord UE-Turquie et de celle de la frontière Maroc-Espagne, la Libye est devenue le seul point de départ «actif» pour l’Europe. Les derniers chiffres de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) sont sans appel: parmi les 58’862 personnes qui ont pris la route vers l’Europe en 2017 (chiffres actualisés au 24 mai), 50’041 ont choisi celle de la Méditerranée centrale. Mais cette route est aussi la plus dangereuse. En 2017, 1530 personnes ont trouvé la mort dans cette traversée, et en 2016, 5098.
Pour porter secours à ces migrants, plusieurs ONG se sont créées en 2015 et sauvent depuis de multiples vies.

Pour en savoir plus sur ces questions, vous pouvez commander auprès de la rédaction notre n° 683 consacré aux exilés. Découvrez ici son sommaire.

Venezuela protest 26 OctoberVenezuela, manifestation d'octobre 2016 Pour la première fois depuis 1998, le chavisme est devenu minoritaire à l’Assemblée législative du Venezuela, ce qui rend sa marge de manœuvre problématique. Ces derniers temps, l’opposition a fait d'importantes avancées, qui pourraient marquer à brève échéance la destinée du pays. Indice de cette fragilité: la marche de l’opposition du 19 avril, un évènement marquant de l'avis des observateurs politiques tant intérieurs qu’extérieurs. Octavio Avendaño, du Département de sciences politiques et relations internationales de l'Université Alberto Hurtado, en a donné les raisons dans Mensaje, la revue culturelle jésuite chilienne (traduction choisir) et expliqué ce qui différencie ces manifestations de celles des années précédentes. Une protestation qui a repris de plus belle début juin, lorsque le président a annoncé la date du 30 juillet pour l’élection d’une Assemblée constituante. Un projet qui a pour but de réformer la Constitution et assurer le pouvoir à Nicolas Maduro. La démocratie vénézuelienne est en vraies difficultés.

mardi, 11 avril 2017 09:02

Le déclin de l’Occident, quel déclin?

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Declin OccidentDe plus en plus l’on entend des propos inquiets devant un prétendu déclin de l’Occident. Souvent, cette inquiétude se fonde sur l’invocation d’un historique judéo-chrétien. On peut et on doit s’étonner de cette justification, le point de vue chrétien étant bien antérieur à l’apparition de la notion d’Occident ; son origine, d’ailleurs, était plutôt en Orient...

Sachant de plus que le mot catholique signifie universel, il y a de quoi s’interroger. Des fantasmes, des peurs ancestrales, des stigmatisations, des extrémismes politiques ne sont-ils pas en train d’instrumentaliser l’histoire, la religion?

jeudi, 16 février 2017 15:18

Les idées fleurissent

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Année du jardin 2016

Cette campagne est placée sous le patronage du conseiller fédéral Alain Berset, qui a déclaré lors de son lancement: «Dans un espace urbain toujours plus dense, le jardin, précieux lieu de rencontres, est essentiel à notre qualité de vie. C’est un espace de liberté, et réciproquement, un espace qui a besoin de notre liberté pour s’épanouir. Et c’est exactement ce que l’Année du jardin 2016 - Espace de rencontres entend souligner.» De nombreuses activités sont ainsi organisées dans tout le pays pour la préservation et le développement des jardins et des espaces libres. La campagne est soutenu par une centaine d’organisations de défense du patrimone ou de l’environnement, de musées, de facultés, de sociétés d’architecture et par certaines villes, comme la Ville de Sion.
www.anneedujardin2016.ch

jeudi, 16 février 2017 15:15

La Terre de demain. Un jardin ou du désert ?

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Face à la destruction de l’environnement, en ce tournant de l’histoire de notre planète, le jardin, public ou privé, devient un lieu de refuge pour la biodiversité et de bonne gestion des ressources de la nature. Le moment est venu de choisir: veut-on faire de notre Terre un jardin ou un désert ?

Pour la mythologie et la symbolique, le jardin a de tout temps été un espace privilégié. C’est là que l’on recherche la paix, l’inspiration, la beauté. C’est là que l’on convoque le meilleur de la végétation, pour son plaisir, son délassement, pour son utilité aussi. Mais aujourd’hui la nature sauvage est à la peine, l’humanité étend son emprise et sa dynamique destructrice à l’ensemble de la Terre. Du coup, la parabole du jardin, petit coin de paradis domestiqué par l’homme, se retourne: il n’est plus une miniature du monde vu à travers le prisme anthropique, sous la mainmise de l’homme, mais un refuge pour une nature désormais fragilisée, une contribution au nécessaire rééquilibrage de l’environnement. Le jardin devient le symbole d’une gestion responsable.

dimanche, 18 décembre 2016 09:31

TISA : enjeux et dangers

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TISAMalgré les pressions de l’administration Obama, les Etats parties ont jeté l’éponge : le TISA ne sera pas conclu en décembre. Les négociations vont peut-être continuer l’année prochaine, mais de nombreuses dispositions restent problématiques, notamment la libéralisation des services publics et leur marchandisation – même en Suisse et contrairement aux promesses du Conseil fédéral. L’intention affichée par les négociateurs du TISA était de boucler avant la fin de l’année. Une conférence ministérielle était même prévue le 5 et 6 décembre à Genève pour conclure l’essentiel de la négociation. Mais le 18 novembre, coup de théâtre : la fin (éventuelle) des négociations est reportée à l’année prochaine et la ministérielle est annulée. C’est que de nombreux points d’achoppement subsistent, à commencer par la libéralisation des services publics et la protection des données.

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