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Politique suisse

En juin 1988, choisir publiait un article de Charles-F. Pochon, sous le titre «Découvrir René Leyvraz» dans ce qui fut particulièrement sa période socialiste. Puis, en juillet/août de la même année, un écrit de Pierre Dufresne, intitulé «Les combats d'un humaniste chrétien», retraçait les luttes du journaliste converti au catholicisme. L'article d'aujourd'hui dévoile une autre facette de R. Leyvraz. D'une manière paradoxale, qu'il convient de saluer, cet éditorialiste tant apprécié est parvenu à unifier des éléments aussi contradictoires que sont la droite et la gauche, l'autorité et la liberté, la polémique sur les idées et le respect de l'homme, ainsi que la fidélité et la créativité.
jeudi, 06 avril 2000 02:00

Etat - Eglise : la nouvelle donne

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Lorsque l'on parle des liens entre les Eglises et l'Etat, deux alternatives sont traditionnellement avancées : la séparation des deux instances ou le pouvoir de tutelle de la deuxième sur la première. Avec, pour toile de fond, la question du financement des communautés religieuses. Or, l'extension du champ d'intervention des collectivités publiques apporte des nuances à cette problématique. Il est opportun de le souligner, à l'heure où plusieurs cantons travaillent à la refonte de leur constitution.
Le dernier projet d'instauration d'une assurance-maternité en Suisse a replacé l'ensemble de la politique familiale suisse sous les projecteurs. Son échec, lors des votations de l'an passé, a crûment mis en lumière la faiblesse de cette politique. Une déficience de mauvais aloi dans un pays à population vieillissante et où les transformations des structures familiales, alliées à la crise de l'emploi, engendrent une nouvelle forme de précarité. Pour contrer les lacunes fédérales, des parlementaires et des citoyens tentent de transformer les lois de leurs cantons afin de mieux soutenir les familles. Mais n'est-ce pas une solution boiteuse que de faire l'impasse sur l'amélioration de la politique familiale fédérale, exigée constitutionnellement depuis plus de cinquante ans ?
jeudi, 06 janvier 2000 01:00

Un minimum social d'existence !

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Toujours plus de personnes, surtout dans les villes, sont touchées par la pauvreté et l'indigence et recourent à l'aide sociale, ce «dernier filet» de la sécurité sociale. Contrairement aux bénéficiaires des assurances sociales, ces assistés se heurtent à des lacunes juridiques et organisationnelles. Ce vide législatif permet à la Confédération de se délester du poids de la paupérisation pour en charger communes et cantons, qui, eux, le supportent de façon inégalitaire. La Commission nationale Justice et Paix et l'Institut d'éthique sociale de la FEPS ont publié un document relatif à cette question. Il tente de montrer comment l'aide sociale pourrait être organisée pour mieux s'acquitter de ses tâches et plaide en la faveur de la création d'un revenu minimum d'existence. Le texte qui suit est tiré de ce document.
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