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Raphaël Zbinden, cath.ch

Rutishauser Christian portraitProfondément impliqué dans le dialogue judéo-chrétien, Christian Rutishauser sj, provincial des jésuites de Suisse depuis 2012, est aussi l’un des conseillers du pape pour les relations religieuses avec le judaïsme. Il appelle à réintroduire la Fête de la circoncision de Jésus, retirée du calendrier liturgique en 1974. Un rituel selon lui important pour notre représentation d’un «Dieu qui s’est fait homme». Il vient d'écrire un livre en allemand sur cette question, à paraître ce printemps.

Vous appelez à la réintroduction de la Fête de la circoncision. L’Église n’a-t-elle pas des problèmes plus urgents à traiter?

Lex orandi, lex credendi. Comme cette devise le dit, nous croyons ce que nous prions. Les symboles sont très importants. Le christianisme n’est pas quelque chose d’uniquement spirituel, il y a également un aspect profondément physique. Dans la notion d’incarnation, les valeurs spirituelles se manifestent par des signes visibles, corporels. C’est pourquoi nous célébrons l’Eucharistie avec du pain et du vin, le baptême avec de l’eau. La matière est nécessaire.

lundi, 04 novembre 2019 13:41

60 ans d'une revue implantée dans le monde

Choisir Lucienne CélineLucienne Bittar et Céline Fossati lors du lancement du trimestriel, en 2016. © G. RossetNotre revue basée à Genève, fête ses 60 ans en novembre 2019. Raphaël Zbinden, de l'agence de presse catholique suisse, a dressé le portrait de notre publication, trimestrielle depuis 2016. Il a interviewé pour ce faire Lucienne Bittar, rédactrice en chef de la revue, s’enquérant du secret de cette longévité. Cela tient à deux points essentiels, d'après elle. Tous d'abord son ancrage dans le monde, un principe qui fait la force des jésuites: choisir traitent depuis sa fondation de questions qui rejoignent les préoccupations des gens. Ensuite, une forte motivation: les jésuites de Suisse ont toujours été conscients de la nécessité d’offrir un organe de formation d’adultes, d’information et de réflexion. Et ils considèrent l'écrit comme un vecteur essentiel de formation des consciences.

Lavaux2Le Lavaux © Pierre EmonetFrançois Margot, l'abbé-président de la Confrérie des vignerons de Vevey, ne célèbre pas la messe. La célébration totalement profane dont il dirige les préparatifs, la Fête des vignerons (Vevey, du 18 juillet au 11 aout 2019), possède néanmoins selon lui une dimension transcendante. Dans les élégants bureaux de la Confrérie des vignerons de la rue du Château, à Vevey, on ressent que le vin est tout sauf une boisson de bas étage. L'abbé-président du lieu n'a rien non plus d'un tenancier de bistrot. La distinction de son apparence et de son élocution le rapprochent plus d'un magistrat… ou d'un ecclésiastique, au vu de la ferveur avec laquelle le protestant s'exprime sur son engagement.

AnthonyAnthony Levandowski, image WiredL’ingénieur informatique américain Anthony Levandowski a fondé en 2015 Way of the Future (WOTF), une Église qui vénère l’intelligence artificielle. Une façon «d’amadouer» le super-réseau informatique qui devrait prochainement gouverner le monde. Une conviction qui suscite des controverses.

L’informaticien de génie, qui est notamment l’un des pères de la voiture autonome, croit dur comme fer que la singularité fera partie de notre quotidien dans un avenir proche. Ce concept désigne le moment où l’intelligence artificielle (IA) dépassera l’intelligence humaine et deviendra «consciente d’elle-même».

PalermeÀ quelques jours de la Journée des réfugiés du 17 juin, le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a salué le rôle de sensibilisation joué par les communautés religieuses face aux drames des migrations forcées. L’agence onusienne appelle à la mobilisation de toute la société pour que cette tragédie ne soit pas oubliée. Julia Dao, responsable de la communication pour le Bureau suisse du HCR, a expliqué à cath.ch que l’organisation internationale basée à Genève s’efforce de communiquer régulièrement sur la situation en Méditerranée. «Nos informations sont souvent reprises par les médias suisses et européens, ce que nous saluons. La couverture peut certes sembler moindre qu’au cours des années précédentes, où l’opinion a pris conscience de l’ampleur de la situation, mais le thème n’a pas pour autant disparu des préoccupations du public.» (Découvrez l'interview d'Anja Klug, directrice du Bureau suisse du HCR, dans la revue choisir n° 683, à commander auprès de la rédaction.)

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