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Redaction

Alors que la Syrie vit des heures de plus en plus dramatiques, avec la récente publication dans la presse de clichés laissant penser à l’utilisation d’armes chimiques près de Damas, Mgr Silvano Tomasi, observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations-Unies à Genève, a réaffirmé sa ferme opposition à toute éventualité d’une intervention armée dans le pays. Dans une interview accordée à Radio Vatican le 22 août 2013, le diplomate a appelé à la prudence quant à l’attribution des responsabilités pour les bombardements chimiques à Damas.

"La communauté internationale est inquiète à juste titre après les derniers évènements survenus en Syrie, qui ont fait des dizaines et des dizaines de morts", a déclaré Mgr Tomasi, tout en encourageant une nouvelle fois la solution négociée, "sans condition préalable" d’exclusion de tel ou tel groupe, afin de parvenir à la création d’un "gouvernement de transition". "La violence n’amène à aucune solution", a-t-il souligné, refusant toute possibilité d’une intervention armée. "L’expérience nous a montré au Moyen-Orient, en Irak, en Afghanistan, que de telles interventions armées n’ont apporté aucun résultat constructif. Et donc le principe qu’avec la guerre on perd tout reste toujours valable. (…) Il faut cesser d’envoyer des armes, tant à l’opposition qu’au gouvernement, car ce n’est pas en livrant de nouvelles armes aux Syriens que l’on crée les conditions de la paix."
Mgr Tomasi a également invité à envisager la réalité syrienne et du Moyen-Orient en général dans sa globalité: "J’ai l’impression que la presse et les grands médias ne prennent pas en compte tous les éléments à la base de cette situation de violence et de conflit incessant", rappelant que le soutien "inconditionnel" de l’Occident aux Frères musulmans a mené en Egypte à de nouvelles violences.
Concernant la question de l’utilisation d’armes chimiques par le régime syrien, qui dément, Mgr Tomasi recommande la prudence. "Il ne faut pas avancer de jugement avant d’en avoir les preuves suffisantes. Nous devons éclaircir les faits. (…) Quel intérêt immédiat aurait le gouvernement de Damas à provoquer une telle tragédie, en sachant qu’il en sera de toute façon rendu directement coupable ?" Selon lui, il convient de se demander à qui profite "ce crime inhumain".
Les bombardements du 21 août sont un nouvel échelon franchi dans l’horreur de la guerre civile syrienne. Si la Russie, soutien indéfectible de Damas, crie à la manipulation, les Etats-Unis et l’Union européenne assurent qu’il faut avant tout établir la réalité des faits. L’usage d’armes chimiques est considéré par les puissances occidentales depuis un an comme une "ligne rouge" à ne pas franchir. (réd.apic)

mardi, 06 août 2013 16:53

Enlèvement du Père Dall'Oglio

MarMusa-e-PPaola-DallOglio
Le Père jésuite italien Paolo Dall'Oglio a été kidnappé par des islamistes le 30 juillet dernier à Raqqa, dans l'est de la Syrie.

mardi, 06 août 2013 16:09

Fête de saint Ignace

Le pape François a célébré le 31 juillet, en compagnie de frères jésuites, une messe privée pour la fête de saint Ignace de Loyola, en l’église jésuite du Gesù, à Rome. Il s'est inquiété du sort du Père Paolo Dall’Oglio. Le jésuite italien est porté disparu en Syrie depuis le 29 juillet dernier.

Lors de cette messe, à laquelle participaient quelque 800 personnes, entre prêtres jésuites (270), des dizaines de collaborateurs et d’employés de la Compagnie de Jésus, ainsi qu'un groupe de religieuses de deux ordres d’inspiration ignatienne, le pape François a prononcé quelques mots sur deux grandes figures de l’ordre religieux "qui ont donné leur vie" dans leur ministère, Saint François Xavier et le Père Pedro Arrupe. Le souverain pontife a ajouté "avoir une pensée pour le Père Paolo, notre frère en Syrie", porté disparu en Syrie depuis le 29 juillet dernier.
Durant son homélie, le pape François a exhorté les jésuites à mettre le Christ au centre de leur vie, en s’oubliant eux-mêmes. "Mettre au centre le Christ et l’Eglise, se laisser conquérir par Lui pour servir, ressentir la honte de nos limites et de nos péchés pour être humbles devant Lui et nos frères". Trois idées soulignées par le pape François qui a ainsi déclaré: "Il n’est pas inutile que nous, nous tous, nous nous demandions si vraiment nous mettons le Christ au centre de nos vies. Car nous sommes toujours tentés de nous mettre, nous, au centre. Et quand un jésuite se met au centre, et ne met pas le Christ, il se trompe".
"II n’y a pas de place pour des parcours parallèles ou isolés, a ajouté le pape. Oui, des parcours de recherche, de création, cela, oui, est important: aller vers les nombreuses périphéries. Et pour cela, il faut de la créativité, mais toujours en communauté, dans l’Eglise".
A la fin de la messe, le pape est allé en procession se recueillir devant la tombe de saint Ignace.




Photo légende : Pedro Arrupe

vendredi, 28 juin 2013 10:35

A nos bonheurs !!!???

2013-07

QUel bonheur ?

Une récente publicité sur les véhicules des Transports publics de Genève donne à penser : « Et vous, le bonheur, vous l’envisagez comment ? » Cette question, pour le moins directe, introduit excellemment ce numéro de choisir qui, cet été, privilégie une série de considérations sur ce qui peut rendre heureux. Nous disons « bonheur », mais de quoi parlons-nous ?

LIRE NOTRE EDITORIAL...

choisir revue culturelle, juillet-août 2013

vendredi, 28 juin 2013 09:31

A nos bonheurs

2013-07Sommaire de la revue n° 643-644

Juillet-août 2013

Page 93 sur 103

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Coédité par choisir et les éditions Slatkine, ce recueil regroupe douze nouvelles retenues par le jury du concours pour écrivain(e)s lancé par notre revue lors de son 60e anniversaire.

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Michel Gounot Godong

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