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Jacques Berset, cath.ch

camp2Se désintéresser des problèmes de l’humanité, comme ceux du Soudan du Sud, «c’est oublier les leçons de l’Évangile sur l’amour du prochain qui souffre et est dans le besoin», affirme le pape François dans la préface du livre du Père Moschetti, supérieur des comboniens au Soudan du Sud, qui vient de sortir (Soudan du Sud. Le long et douloureux chemin vers la paix, la justice et la dignité). Pour les chrétiens sud-soudanais, le regard que le pape porte sur eux actuellement est une importante source d’espoir.
Betram Gordon Kuol, partenaire à Juba de l’Association suisse des Amis de Sœur Emmanuelle (ASASE), était de passage à Genève en septembre. Cath.ch l’a rencontré, lui et Patrick Bittar, directeur de l'ASASE (et chroniqueur cinéma pour choisir). L'occasion de mieux comprendre les difficultés du jeune pays.

M. Spilker, réd. en chef de kath.ch, et U. Tilgner © Jacques BersetM. Spilker, réd. en chef de kath.ch, et U. Tilgner © Jacques BersetFustigeant la politique occidentale au Moyen-Orient, le journaliste allemand Ulrich Tilgner, qui a couvert pendant plus de trois décennies les endroits chauds du Moyen-Orient, a déploré la visite du président américain Donald Trump en Arabie saoudite, pour y vendre des armes pour plus de 100 milliards de dollars. Invité à Einsiedeln le 21 mai 2017 par l’œuvre d’entraide catholique Aide à l’Église en détresse (AED), ce grand spécialiste du Moyen-Orient était l’un des débatteurs à une table-ronde sur la responsabilité des religions dans la guerre.

Lutter contre les terroristes islamiques uniquement par des moyens militaires ne suffit pas, cela peut même être contre-productif, estime Ulrich Tilgner. «Un civil tué dans un bombardement, ce sont à coup sûr dix nouvelles recrues pour Daech!»

dimanche, 08 janvier 2017 07:58

Faire naître l’espoir des bas-fonds

inondationBanado JacquesBerset 2017Bañado Sur © Jacques Berset - cath.chParaguay, décembre 2016 - L’odeur âcre me prend à la gorge: la petite rivière, un cloaque noirâtre, charrie des déchets de plastique et des cadavres d’animaux. Des enfants courent pieds nus au milieu du Bañado Sur, installé sur les rives inondables du Rio Paraguay. Ce quartier déshérité d’Asunción porte -ironiquement?- le nom de Porvenir, l’Avenir...

Évitant les flaques d’eau sale, enjambant les ornières boueuses, nous passons la grille du Centre d’accueil familial (CAFA) appartenant à la Fondation Mil Solidarios, lancée par le Père jésuite Francisco de Paula Oliva.

L’article qui suit a été écrit avant les terribles attentats à Beyrouth et à Paris, les 12 et 13 novembre dernier. Islamologue de renom, le Père jésuite Samir Khalil Samir[1] était invité à Zurich, en octobre dernier, par l’Aide à l’Eglise en détresse. Refusant le parler « politiquement correct », il affirme que la violence est omniprésente dans l’islam, que ce soit dans le Coran lui-même ou dans les « hadith ». Il appelle le monde islamique à poursuivre l’ouverture de la porte de l’interprétation du Coran, qu’on appelle « l’ijtihâd ». 

Malgré la percée aux dernières élections législatives en Iran des candidats réformateurs et modérés du camp favorable au président Hassan Rohani, la situation des chrétiens dans cette République islamique “n’est pas une sinécure”, estime Mgr Ramzi Garmou. En Suisse à l’invitation de l’œuvre d’entraide catholique “Aide à l’Eglise en Détresse” (AED), l’archevêque chaldéen catholique de Téhéran a apporté son témoignage, samedi 30 avril 2016, dans la paroisse catholique de langue française de Berne et environs.

Visiteur apostolique pour les fidèles de rite chaldéen résidant en Europe, archevêque de Téhéran depuis 1999, Mgr Garmou est né il y a 71 ans à Zakho, ville du Kurdistan irakien près de la frontière turque. Président de la Conférence épiscopale catholique iranienne, de nationalité irakienne, il vit en Iran depuis près de quatre décennies. Ses permis de séjour et de travail doivent être renouvelés chaque année et il ne doit s’adresser qu’aux chrétiens pour ne pas encourir le reproche de faire du prosélytisme auprès des musulmans, “ce qui est strictement interdit !” Les églises sont ouvertes pour le culte, pour la catéchèse, l’enseignement, les conférences. “Mais tout doit se passer à l’intérieur des édifices reconnus par le régime. Pas question d’avoir des activités religieuses à l’extérieur, car il est interdit de proclamer l’Evangile dans l’espace public”.

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