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Jacques Berset, cath.ch

dimanche, 08 janvier 2017 07:58

Faire naître l’espoir des bas-fonds

inondationBanado JacquesBerset 2017Bañado Sur © Jacques Berset - cath.chParaguay, décembre 2016 - L’odeur âcre me prend à la gorge: la petite rivière, un cloaque noirâtre, charrie des déchets de plastique et des cadavres d’animaux. Des enfants courent pieds nus au milieu du Bañado Sur, installé sur les rives inondables du Rio Paraguay. Ce quartier déshérité d’Asunción porte -ironiquement?- le nom de Porvenir, l’Avenir...

Évitant les flaques d’eau sale, enjambant les ornières boueuses, nous passons la grille du Centre d’accueil familial (CAFA) appartenant à la Fondation Mil Solidarios, lancée par le Père jésuite Francisco de Paula Oliva.

L’article qui suit a été écrit avant les terribles attentats à Beyrouth et à Paris, les 12 et 13 novembre dernier. Islamologue de renom, le Père jésuite Samir Khalil Samir[1] était invité à Zurich, en octobre dernier, par l’Aide à l’Eglise en détresse. Refusant le parler « politiquement correct », il affirme que la violence est omniprésente dans l’islam, que ce soit dans le Coran lui-même ou dans les « hadith ». Il appelle le monde islamique à poursuivre l’ouverture de la porte de l’interprétation du Coran, qu’on appelle « l’ijtihâd ». 

Malgré la percée aux dernières élections législatives en Iran des candidats réformateurs et modérés du camp favorable au président Hassan Rohani, la situation des chrétiens dans cette République islamique “n’est pas une sinécure”, estime Mgr Ramzi Garmou. En Suisse à l’invitation de l’œuvre d’entraide catholique “Aide à l’Eglise en Détresse” (AED), l’archevêque chaldéen catholique de Téhéran a apporté son témoignage, samedi 30 avril 2016, dans la paroisse catholique de langue française de Berne et environs.

Visiteur apostolique pour les fidèles de rite chaldéen résidant en Europe, archevêque de Téhéran depuis 1999, Mgr Garmou est né il y a 71 ans à Zakho, ville du Kurdistan irakien près de la frontière turque. Président de la Conférence épiscopale catholique iranienne, de nationalité irakienne, il vit en Iran depuis près de quatre décennies. Ses permis de séjour et de travail doivent être renouvelés chaque année et il ne doit s’adresser qu’aux chrétiens pour ne pas encourir le reproche de faire du prosélytisme auprès des musulmans, “ce qui est strictement interdit !” Les églises sont ouvertes pour le culte, pour la catéchèse, l’enseignement, les conférences. “Mais tout doit se passer à l’intérieur des édifices reconnus par le régime. Pas question d’avoir des activités religieuses à l’extérieur, car il est interdit de proclamer l’Evangile dans l’espace public”.

eglise homsEglise Im Al-Zinar, Homs, septembre 2012

Le Patriarcat de Moscou et le Saint Siège vont collaborer pour la reconstruction des églises chrétiennes détruites lors des opérations militaires ou des actions terroristes en Syrie. Il s’agit, en premier lieu, d’établir une liste détaillée des sanctuaires chrétiens, églises et monastères détruits, et de renforcer le témoignage commun des chrétiens sur la tragédie syrienne, note le Département des relations extérieures de l’Eglise orthodoxe russe.

A la demande du Patriarcat de Moscou et du Saint-Siège à Rome, une délégation bilatérale s’est rendue au Liban et en Syrie, afin d’examiner les mesures urgentes à prendre pour améliorer la situation des chrétiens de différentes confessions restés au Moyen-Orient. Cette préoccupation était au centre de l’entretien du patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie avec le pape François, lors de leur rencontre à La Havane le 12 février 2016. La délégation était composée de Mgr Paolo Pezzi, archevêque du diocèse catholique de la Mère de Dieu, à Moscou, de Stéphane Igoumnov, secrétaire pour les relations interchrétiennes du Département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, et de deux responsables de l’œuvre d’entraide catholique Aide à l’Eglise en Détresse (AED), le Père Andrzej Halemba, responsable pour le Moyen-Orient, et Peter Humeniuk, expert du monde russe à l’AED.

JerusalemLe 26 juin 2015, le Saint-Siège signait un accord-cadre avec l’Etat de Palestine, remplaçant celui établi en 2000 avec l’OLP. Personnalité reconnue et grand connaisseur de la région de la Terre Sainte, le Père jésuite David Neuhaus en a analysé la portée dans la revue choisir d'octobre 2015 et l'a replacé dans une perspective historique de recherche de la paix. Une perspective qui était déjà au coeur du document conciliaire Nostra aetate, (Notre époque), promulgué il y a 50 ans, le 28 octobre 1965, par le pape Paul VI. C'est sur cet important document conciliaire sur les relations de l’Eglise avec les religions non chrétienne que le Père israélien David Neuhaus sj jette cette fois son regard pointu. Les chrétiens de Terre Sainte vivent une réalité spécifique : ils sont à la fois minoritaires face aux juifs et face aux musulmans, relève-t-il.

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