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Jacques Berset, cath.ch

Collectif LiberationSous la direction de
Maurice Cheza, Luis Martínez Saavedra et Pierre Sauvage
Dictionnaire historique de la théologie de la libération
Namur, Lessius 2017, 656 p.

La Théologie de la Libération (TdL) semblait s’être depuis longtemps étiolée, mais cet ouvrage la remet sous les projecteurs et montre que son évolution est toujours en cours. Développée à ses débuts, dans les années 1970, par le prêtre et théologien péruvien Gustavo Gutiérrez, à qui l’on attribue la paternité de cette approche élaborée au contact des plus pauvres et avec leur participation, la TdL s’est entretemps largement diversifiée.

camp2Se désintéresser des problèmes de l’humanité, comme ceux du Soudan du Sud, «c’est oublier les leçons de l’Évangile sur l’amour du prochain qui souffre et est dans le besoin», affirme le pape François dans la préface du livre du Père Moschetti, supérieur des comboniens au Soudan du Sud, qui vient de sortir (Soudan du Sud. Le long et douloureux chemin vers la paix, la justice et la dignité). Pour les chrétiens sud-soudanais, le regard que le pape porte sur eux actuellement est une importante source d’espoir.
Betram Gordon Kuol, partenaire à Juba de l’Association suisse des Amis de Sœur Emmanuelle (ASASE), était de passage à Genève en septembre. Cath.ch l’a rencontré, lui et Patrick Bittar, directeur de l'ASASE (et chroniqueur cinéma pour choisir). L'occasion de mieux comprendre les difficultés du jeune pays.

M. Spilker, réd. en chef de kath.ch, et U. Tilgner © Jacques BersetM. Spilker, réd. en chef de kath.ch, et U. Tilgner © Jacques BersetFustigeant la politique occidentale au Moyen-Orient, le journaliste allemand Ulrich Tilgner, qui a couvert pendant plus de trois décennies les endroits chauds du Moyen-Orient, a déploré la visite du président américain Donald Trump en Arabie saoudite, pour y vendre des armes pour plus de 100 milliards de dollars. Invité à Einsiedeln le 21 mai 2017 par l’œuvre d’entraide catholique Aide à l’Église en détresse (AED), ce grand spécialiste du Moyen-Orient était l’un des débatteurs à une table-ronde sur la responsabilité des religions dans la guerre.

Lutter contre les terroristes islamiques uniquement par des moyens militaires ne suffit pas, cela peut même être contre-productif, estime Ulrich Tilgner. «Un civil tué dans un bombardement, ce sont à coup sûr dix nouvelles recrues pour Daech!»

dimanche, 08 janvier 2017 07:58

Faire naître l’espoir des bas-fonds

inondationBanado JacquesBerset 2017Bañado Sur © Jacques Berset - cath.chParaguay, décembre 2016 - L’odeur âcre me prend à la gorge: la petite rivière, un cloaque noirâtre, charrie des déchets de plastique et des cadavres d’animaux. Des enfants courent pieds nus au milieu du Bañado Sur, installé sur les rives inondables du Rio Paraguay. Ce quartier déshérité d’Asunción porte -ironiquement?- le nom de Porvenir, l’Avenir...

Évitant les flaques d’eau sale, enjambant les ornières boueuses, nous passons la grille du Centre d’accueil familial (CAFA) appartenant à la Fondation Mil Solidarios, lancée par le Père jésuite Francisco de Paula Oliva.

L’article qui suit a été écrit avant les terribles attentats à Beyrouth et à Paris, les 12 et 13 novembre dernier. Islamologue de renom, le Père jésuite Samir Khalil Samir[1] était invité à Zurich, en octobre dernier, par l’Aide à l’Eglise en détresse. Refusant le parler « politiquement correct », il affirme que la violence est omniprésente dans l’islam, que ce soit dans le Coran lui-même ou dans les « hadith ». Il appelle le monde islamique à poursuivre l’ouverture de la porte de l’interprétation du Coran, qu’on appelle « l’ijtihâd ». 

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