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Marie-Luce

samedi, 17 juin 2017 17:06

Baptisés dans le feu

 

AlexiandreDolores Aleixandre
Baptisés dans le feu
Namur, Lessius 2015, 220 p.

La préfacière, Anne-Marie Pelletier, spécialiste de l’herméneutique biblique, a reçu le prix Ratzinger en 2014. Elle nous dit que ce livre est singulier, tonique, libre, provoquant et vivifiant. Laissons-nous donc surprendre et suivons l’auteure, religieuse du Sacré-Cœur qui a enseigné la Bible pendant une vingtaine d’années à l’Université de Comillas à Madrid et qui a été formée à l’école de saint Ignace.

mardi, 01 novembre 2016 11:33

Schéma de la foi chrétienne

Livre Degoul 2015Le préfacier nous avertit qu'on trouvera dans cet ouvrage non pas un discours de rechange modernisé, mais une aide précieuse pour réinscrire la foi chrétienne dans la dynamique de la tradition. Et c'est Pierre, dans sa première lettre, qui nous invite à être prêts à nous expliquer devant ceux qui demandent compte de l'espérance. Nous, chrétiens, en ce début du XXIe siècle, avons du mal à formuler notre espérance...

Dominique Degoul
Schéma de la foi chrétienne
À l'usage de ceux qui ne savent pas par où commencer
Namur, Lessius 2015, 144 p.

samedi, 31 décembre 2016 14:35

La berceuse de la nuit aux loups. Conte

La nuit, temps des rêves, de l'attente, mais aussi des peurs. Pour son premier numéro de l'année, choisir vous invite à pénétrer dans cet univers. Et à démarrer l'aventure avec ce conte, offert à nos lectrices et lecteurs par Marie-Luce Dayer.

Maya se trouvait laide, sans charme, ignorante, sans valeur. Personne, selon elle, ne lui témoignait une admiration quelconque et dans sa famille, elle était persuadée d’être le mouton noir. Dans le champ de ses amies, il y en avait bien une ou deux qui étaient sympathiques, mais elles avaient toutes des intérêts qui ne la branchaient pas. Elle avait seize ans et ne savait pas que faire de sa vie ! Un professeur de langues lui conseilla de partir étudier une langue étrangère. Ça pourrait toujours lui servir. Elle se laissa conseiller et accepta un poste de jeune fille au pair dans un pays nordique.

Quittant famille et amis, elle prit la direction du Nord. Elle ne savait pas que celui-ci est le lieu de toutes les patiences, de toutes les germinations, mais elle l’apprit peu à peu.

jeudi, 10 novembre 2016 10:03

Rêverie de l'acteur solitaire

Couv Vachoux 1bis«Écris-moi», «prolonge-moi»... dit un jour l'homme de théâtre à son élève. Ces mots, ce dernier les a avalés et, suite à de nombreuses conversations, après des heures et des heures de réflexion, les a transcrits librement. Cette longue rêverie, divisée en 80 fragments, nous emporte du début à la fin, confie la préfacière Françoise Courvoisier. Alors, laissons-nous emporter et remercions l'élève - dont j'ai beaucoup aimé sa Messe sur le Monde1 - de nous offrir ce parcours.

 

Richard Vachoux, Julien Lambert
Rêverie de l'acteur solitaire
Genève, Slatkine 2016, 178 p.

lundi, 27 juin 2016 15:40

Curiosité et profondeur

Jacqueline Kelen
Sois comme un Roi dans ton cœur
Genève, Labor et Fides 2015,164 p.

Interviewée par la journaliste Anne Ducrocq (La Vie, Le monde des religions...), Jacqueline Kelen, ancienne productrice de France Culture qui a déjà publié plus de trente livres consacrés aux grands mythes et aux figures mystiques, dit d’emblée que la vie privée ressemble à un jardin : il n’est pas interdit d’y entrer mais ce n’est pas un espace public que tous peuvent fouler. Nous voilà avertis, son jardin intime restera secret... car l’intériorité « c’est avant tout l’histoire entre Dieu et mon âme ». Une histoire qui tantôt ressemble aux plaintes de Job ou aux lamentations de Jérémie, tantôt prend le cours du Cantique des Cantiques.
Dès l’enfance, Jacqueline Kelen a le sentiment de venir de très loin, comme si elle avait déjà vécu des siècles. La nostalgie, dit-elle, ce n’est pas une vague tristesse ni le regret d’un passé révolu, mais le mal du retour vers son véritable royaume. Parlant de culture, qu’elle qualifie d’essentielle, elle dit qu’elle ne repose pas sur une accumulation de spectacles, de concerts, de visites de musées, mais sur une curiosité personnelle, la soif de découvrir, de rencontrer, d’être surpris et dépaysé. Et les pages se suivent, toutes plus belles les unes que les autres. La langue orale de l’interviewée est aussi légère, délicate, élégante, pleine de poésie que celle écrite à laquelle elle nous a habitués.
Ce qui la frappe en observant ses contemporains, c’est qu’ils sont de plus en plus encombrés, et de citer un proverbe yiddish : « Un linceul n’a pas de poches ! » Elle parle de son enfance, de ses études, de son travail à France Culture, de sa soif d’écrire. Sa curiosité à l’endroit des religions et des spiritualités du monde entier est inapaisée et elle cherche le fil d’or caché qui relie toutes les voies authentiquement spirituelles. La religion, dit-elle, relie, le spirituel délie et la mystique unifie.
Mais loin d’elle l’idée d’exercer une maternité spirituelle. Si « mon existence porte des fruits spirituels, Dieu seul en est témoin ». Elle espère simplement donner envie à chacun de s’aventurer dans l’amour et la connaissance, en stimulant la curiosité, le courage de réfléchir et d’approfondir. Parfois, elle se demande si elle est dans la ligne enseignée par l’Eglise ou si elle est gnostique ! En tous cas, elle s’en prend aux faux gourous, aux marchands de bien-être qui exploitent la confiance des gens. La religion n’a pas pour but d’aider ou de faire du bien, mais de révéler la Vérité. Et de citer Socrate : « Vous pouvez tuer mon corps, vous ne pouvez pas nuire à mon âme. » Elle avoue que si elle parle et écrit, c’est pour réveiller les consciences et les ranimer, pour rappeler la Transcendance.
Dans un dernier chapitre où il est question de sainteté, elle redit l’ordre pressant de Jésus : « Viens et suis moi. »

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