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lundi, 16 août 2021 10:31

Éteint ciel

Écrit par

BurkhalterDidier Burkhalter
Éteint ciel
Vevey, L’Aire 2020, 564 p.

«Je suis là où la mer étincelle et où descendre, sans marches, éteint ciel et terre; j’irai là où une mère étincelle et où descendre, sans marcher, éteint ciel et père.» Ce poème anonyme se retrouve en 1974 entre les mains de Caleb, l’un des personnages du roman, et sert de fil d’Ariane dans le labyrinthe de ce récit complexe.

Éteint ciel est le troisième volet d’une saga historique commencée avec Mer porteuse (voir l’interview de l’auteur in choisir n° 690, janvier-mars 2019). Le Suisse Didier Burkhalter, ancien conseiller fédéral, nous plonge cette fois dans l’Europe de la fin de la Seconde Guerre mondiale, en Normandie plus particulièrement, puis de la guerre froide, jusqu’à la chute du mur de Berlin. Dans les bruits de bottes nazies et l’odeur de la mort, la jeune Fleure, une sourde-muette, et Folker, un autiste, vont s’aimer.

Dit comme ça, cela frôle le roman sentimental. Ce n’est de loin pas le cas, cette histoire n’étant qu’une pièce d’un vaste puzzle dépeint par l’auteur dans une langue fleurie, qui dit le mal et le laid, le bien et le beau, à l’image de la nature humaine et des évènements du XXe siècle. Car Éteint ciel, c’est aussi une lecture personnelle de l’histoire, soutenue par des recherches solides.

Un petit conseil: mieux vaut dépasser au début le désir de comprendre qui est qui, qui peut casser la lecture, pour se laisser emporter par la poésie des mots et des rythmes.Burkhalter2

 

Didier Burkhalter a publié cette année Lettre de Fidel au petit garçon (Vevey, L'Aire 2021), une fable canine sur l'amitié à l'épreuve du confinement. 

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Coédité par choisir et les éditions Slatkine, ce recueil regroupe douze nouvelles retenues par le jury du concours pour écrivain(e)s lancé par notre revue lors de son 60e anniversaire.

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Michel Gounot Godong

Hier traîtres ou champions de la version, aujourd’hui passeurs de culture, voire même auteurs, les traducteurs suscitent un intérêt certain. Une évolution qu’analyse Josée Kamoun.


Michel Gounot Godong

Scénarios de films imbibés de whisky, cinéastes alcooliques, publicités pour des marques de bière: l'ivresse côtoie depuis des décennies Hollywood. Virée éthylique avec Patrick Bittar dans le cinéma étasunien.