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Dans la dernière décennie du premier siècle après Jésus-Christ, la communauté chrétienne (ekklêsia) de Corinthe doit faire face à une grave crise interne. Une partie de ses membres remet en cause ses presbytres. Cette division rappelle qu'à ses débuts l'Eglise fonctionnait de manière collégiale et locale et pose les questions de la légitimité d'une organisation ecclésiale hiérarchique. Vingt siècles plus tard, la problématique Eglises locales - Eglise universelle est toujours d'actualité.

Les rapports Ludwig et Bergier, suivis de nombreuses études, ont fait la lumière sur l'attitude des autorités helvétiques envers le national-socialisme et la question des réfugiés. Pour le protestantisme suisse, on dispose du livre de Hermann Kocher, «Rationierte Menschlichkeit» (1996). Mais l'histoire du catholicisme suisse durant cette période critique du XXe siècle restait à écrire. C'est désormais chose faite, grâce à l'ouvrage collectif «Schweizer Katholizismus 1933-1945. Eine Konfessionskultur zwischen Abkapselung und Solidarität», sous la direction de Victor Conzemius.
Intitulées assemblées de classe dans le secondaire, parlements au niveau des établissements, conseils dans la division primaire, de «nouvelles» pratiques font leur apparition peu à peu dans le champ scolaire. Ces espaces de parole et de décision ouverts aux élèves partagent, à divers degrés, l'ambition de leur permettre de confronter leurs idées, de donner leur avis sur ce qu'ils vivent, voire dans certains cas, de participer à certaines décisions qui les concernent. Il convient de se demander ce que recouvre cet engouement récent, ce qui le provoque, et sur quelle évolution du discours social et de la culture il s'appuie.
mardi, 06 novembre 2001 01:00

France Quéré, éthique et mystique

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Exégète et théologienne réformée, écrivain renommé, France Quéré nous a quittés en 1995. La publication d'un livre posthume consacré à ses prises de position dans les domaines majeurs de l'éthique nous donne l'occasion de relire la pensée d'une femme dont l'existence fut aussi prière et service.
Les 20 et 21 septembre s'est tenu à Londres le troisième sommet mondial de la bioéthique. Partout dans nos pays de haute technologie, les milieux de la recherche montent au front. Avec des nuances, la recherche est ainsi autorisée aux USA et au Canada, au Danemark, en Espagne, au Royaume-Uni, en Suède. Des législations sont en préparation en France, aux Pays-Bas, en Finlande, en Belgique. Ailleurs, c'est parfois le silence, c'est-à-dire le vide juridique. Edouard Boné, professeur émérite à l'Université catholique de Louvain, fait le point sur la grave question de la recherche embryonnaire. A quel prix, selon quels critères et dans quelles conditions doit-elle se faire ? Le débat est énorme. Evoquons-en du moins les enjeux et indiquons quelques balises, pour aider à un discernement éthique.
ll y a 130 millions de femmes excisées dans le monde. Chaque année, 2 millions de fillettes subissent cette sanglante coutume. Avec l'immigration africaine, nos pays sont également confrontés à ces mutilations génitales. Qu'en est-il en Suisse ? La Conférence sur l'excision du 21 mai, organisée à Berne par l'UNICEF Suisse et la Fondation suisse pour la santé sexuelle et reproductive (PLANeS), a fait le tour de la question, évoquant notamment l'importance de l'excision dans la question de l'asile.
Que la responsabilité du journaliste soit rude, nul n'en doute. La question devient encore plus vive et plus insistante si l'on fait profession d'inscrire son métier dans la fidélité au message du Christ, non point que la responsabilité du journaliste chrétien soit sans commune mesure avec celle de tout autre journaliste, mais parce que son souci de fidélité à l'esprit de l'Evangile doit le conduire à redoubler de vigilance devant les dérives possibles. Pour en prendre la mesure, sans doute faut-il commencer par mesurer les défis, afin d'entrevoir ensuite quelques lignes de conduite.
vendredi, 06 juillet 2001 02:00

L'intimité en spectacle

La télépoubelle, comme on l'a appelée, fait le plein d'audience partout où elle passe. Certains se bouchent le nez, d'autres applaudissent. L'intime fait recette, espionné par l'oeil indiscret de dizaines de caméras, surmédiatisé comme un événement de force majeure. Evénement ayant, qui rapporte gros aux chaînes privées qui s'y lancent. Nous avons demandé à Georges Abraham, docteur en psychiatrie, de s'exprimer sur l'intimité, à travers le phénomène Big Brother et les nouveaux moyens de communication qui brisent la barrière privé/public.Comme Blaise Pascal, G. Abraham pense que tout le malheur de l'homme (moderne) est de ne pas savoir rester seul. Et par intimité, il entend plutôt intériorité.
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