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mercredi, 13 août 2014 10:23

L'hospice du Grand-Saint-Bernard en vedette

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Grand-St-BernardDans son numéro d'été consacré au Mystère de la montagne, la revue choisir a publié un article du chanoine Bernard Gabioud, de l'Hospice du Grand-Saint-Bernard, intitulé "Une fois incarnée". De son côté, le quotidien français La Croix a dédié cinq pages de reportage à ce célèbre lieu d'accueil et de prière (édition du 9-10 août), dans le cadre de sa série "Monastères en été".


"L'accueil tient vraiment la première place", affirme un bénévole. Première caractéristique du lieu, ce soin à l'autre remonte à la devise que Bernard de Menthon a laissé aux premiers gardiens de l'hospice : Hic, Christus adoratur et pascitur ("Ici, le Christ est adoré et nourri"). Une maxime vécue au quotidien par les membres de la communauté : "La première fois que je suis montée, un chanoine est venu me dire que le prieur m'attendait. J'étais stupéfaite d'être attendue alors que je n'étais pas connue", confie Anne-Marie Maillard, aujourd'hui oblate auprès de la congrégation.
Dans un souci de consacrer davantage de force à leur présence sur le col, les chanoines ont repris depuis peu la gestion de l'hôtel qui fait face à l'hospice. Ils en ont confié la gestion à un couple, Annick et Stéphane Boisseaux-Monod. Journaliste au quotidien fribourgeois La Liberté, et chercheur en sciences politiques, Annick et Stéphane se sont vu confier la concession de l'hôtel comme salariés de l'hospice. Ils partagent avec les chanoines "la folie de croire que cet endroit a un avenir". Selon José Mittaz, prieur de l'hospice, cette "folie" constitue même un gage de pérennité. "Quand on cherche à préserver des acquis, on les perd à terme. Il nous faut penser des projets impossibles, être disciples. Compter sur nos propres forces, ce ne serait pas une expérience de foi. Nous sommes dans une dynamique de la confiance, pas de la maîtrise."


1'000 ans de proximité avec l'abbaye de Saint-Maurice
Une dynamique qui dure depuis bientôt mille ans, cinq siècles de moins que l'abbaye de Saint-Maurice qui a également suscité l'intérêt du quotidien français. "Ceux-ci peuvent faire prévaloir leur ancienneté même à ceux du Grand-Saint-Bernard". Ces deux communautés "ont profité de mille ans de proximité pour tisser de nombreux liens".
Au-delà leur attachement commun à la règle de saint Augustin, les deux communautés se retrouvent dans l'attention portée à l'art. Au Grand-Saint-Bernard, l'ancien côtoie le nouveau : un buste polychrome de saint Bernard du XIIIe siècle se retrouve au milieux d'œuvres contemporaines tels que les tableaux du dominicain Kim En Joong ou les sculptures de Jean-Pierre Augier. La présence ininterrompue des chanoines de Saint-Maurice, quant à elle, a permis "de conserver des pièces d'orfèvrerie religieuse de grande valeur, datant des époques mérovingienne, carolingienne, gothique, baroque et moderne". Dans ces antiques lieux de prière, ces hommes semblent avoir toujours considéré l'art comme une voie d'accès à Dieu aussi éminente que la montagne. Des voies qu'ils proposent depuis des siècles, comme le souligne Mgr Jean-Marie Lovey, évêque de Sion fraîchement nommé et ancien prévôt du Grand-Saint-Bernard : "Nous nous reconnaissons filles et fils de saint Bernard en assurant une présence religieuse, signe de la présence de Dieu sur le chemin des hommes. Faire signe, c'est tout." (apic/réd.)

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Avec, en exclusivité sur notre site, les propos de Pierre Emonet sj, directeur de choisir, et de Charles Morerod op, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg.