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Redaction

Le 19 août a été promulgué par l'ONU en décembre 2008 Journée mondiale de l'aide humanitaire. Cette Journée coïncide avec "l'anniversaire" de l'attentat de 2003 à Bagdad, où 22 employés des Nations unies avaient trouvé la mort. L'an passé a été très meurtrier pour les travailleurs humanitaires : 150 d'entre eux ont été tués dans des attaques, un record. Cette tendance inquiétante se maintient cette année, selon des chiffres publiés par le centre de recherches Humanitarian Outcomes : 79 humanitaires ont péri entre janvier et la mi-août, davantage que pendant toute l'année 2012.

Les ONG doivent déployer de plus en plus de personnel dans des zones de guerre pour venir en aide aux civils qui fuient les combats ou se retrouvent pris au piège. "La gestion des risques pour les opérations humanitaires a fait des progrès mais on n'a pas encore réussi à trouver une parade à ces attaques ni à imaginer comment protéger efficacement les humanitaires en déplacement", souligne le rapport de Humanitarian Outcomes.

Plus de la moitié des incidents violents recensés en 2013 ont été commis lors d'embuscades ou d'attaques au passage de convois. Les trois-quarts des violences se sont produites dans cinq pays : Afghanistan, Syrie, Soudan du Sud, Pakistan et Soudan. L'Afghanistan a été le pays le plus dangereux en 2013, avec 81 morts. Au Soudan du Sud, des milices ont tué 6 humanitaires en août, dont 3 dans une embuscade, et à Gaza, 11 employés de l'ONU ont perdu la vie dans le bombardement de refuges qui abritaient des Palestiniens. Dans la ville d'Alep (nord de la Syrie), 3 employés locaux d'une ONG tchèque, People in Need, ont été tués par des tirs de mortier en janvier.

En outre, 171 humanitaires ont été grièvement blessés et 134 enlevés en 2013, ce qui représente une hausse de 66% sur l'année précédente. Cette hausse reflète l'intensification des conflits en Syrie et au Soudan du Sud, selon Humanitarian Outcomes.

 

EgyptMufti2Shawqi Allam, grand mufti d'Egypte, a condamné, le 12 août 2014, l'Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie. La principale autorité musulmane d'Egypte, qui exerce une influence considérable sur le monde sunnite, a qualifié le groupe jihadiste d'organisation "corrompue et extrémiste" qui "fait du mal à l'islam".


"Ce groupe est si extrémiste et meurtrier qu'il met en danger les musulmans et l'islam, salissant son image, versant le sang et répandant la corruption", a déclaré le grand mufti lors d'une rencontre avec Fouad Siniora, président du Conseil des ministres du Liban, rapporte l'agence d'information égyptienne MENA. Shawqi Allam a accusé l'organisation terroriste sunnite de "violer tous les principes de l'islam". Pour le leader islamique, l'EI "donne du grain à moudre à ceux qui cherchent à nous nuire, à nous détruire et à intervenir dans nos affaires sous prétexte de lutte contre le terrorisme".

Le point de vue du grand mufti représente celui de l'Université Al-Azhar, au Caire, une institution grandement respectée dans le monde sunnite et une des plus anciennes universités islamiques encore active dans le monde. Shawqi Allam a remplacé en février 2013 le grand mufti sortant, Ali Gooma. L'imam de la mosquée du même nom, Ahmad al-Tayyeb, considéré comme un « porte-parole » du gouvernement égyptien, a également fustigé l'EI, la veille de la déclaration de Shawqi Allam.

Ces commentaires surviennent alors que le Vatican a récemment appelé les responsables musulmans du monde à condamner les actes de l'EI, qui a déjà massacré des milliers de personnes et forcé à l'exil des dizaines de milliers d'autres, principalement des chrétiens, dans les zones qu'il contrôle, au nord de l'Irak.
 (apic/réd.)

mercredi, 13 août 2014 10:23

L'hospice du Grand-Saint-Bernard en vedette

Grand-St-BernardDans son numéro d'été consacré au Mystère de la montagne, la revue choisir a publié un article du chanoine Bernard Gabioud, de l'Hospice du Grand-Saint-Bernard, intitulé "Une fois incarnée". De son côté, le quotidien français La Croix a dédié cinq pages de reportage à ce célèbre lieu d'accueil et de prière (édition du 9-10 août), dans le cadre de sa série "Monastères en été".

La Cour suprême israélienne a rendu un verdict positif - mais provisoire – concernant le mur de séparation que le gouvernement israélien veut implanter au milieu des terres palestinienne dans la vallée de Crémisan, en Cisjordanie occupée. Les deux couvents salésiens pourraient rester côté palestinien, mais tout dépend des nouvelles propositions israéliennes concernant le tracé du mur.

Les patriarches des Eglises d'Orient, réunis au siège d'été du Patriarcat maronite, à Dimane (Liban-Nord), ont exhorté le 7 août 2014 la communauté internationale à porter secours aux chrétiens d'Irak. Ces derniers ont fui en masse la plus grande ville chrétienne d'Irak, Qaraqosh, près de Mossoul, prise jeudi 7 août par les djihadistes de « l'Etat islamique » (EI). Les islamistes se sont emparés de toutes les localités chrétiennes de la Plaine de Ninive, obligeant plus de 100 000 chrétiens à prendre la route de l'exil, en compagnie d'autres minorités persécutées par les fanatiques de Daech, acronyme arabe de l'EI.

Etaient présents à Dimane : les patriarches syriaque orthodoxe Mar Ignace Ephrem II, arménien catholique Narcisse Pedros IXX, grec-melkite catholique Grégoire III Laham, syriaque catholique Ignace Joseph III Younan, arménien orthodoxe Aram I Kechichian et grec-orthodoxe Jean X Yazigi.
Depuis l'offensive des jihadistes en Irak en juin dernier, les chrétiens irakiens ont été forcés de quitter Mossoul, au nord du pays, suite à un ultimatum lancé par les combattants de l'EI les poussant à fuir ou à se convertir à l'islam. Selon divers témoignages rapportés par Mgr Louis Raphaël Sako, patriarche de Babylone des chaldéens à Bagdad, les militants de l'EI ont commencé à ôter les croix sur les clochers des églises dans les nouveaux territoires conquis, brûlant également de vieux manuscrits et documents de grande valeur historique. Ils s'en prennent à toutes les minorités, que ce soit des chrétiens, des Shabaks - kurdophones majoritairement chiites - et des Yézidis, une des plus anciennes communautés religieuses de Mésopotamie, pratiquant une religion pré-islamique.
Mgr Boulos Matar, archevêque maronite de Beyrouth, a exhorté de son côté le Conseil de sécurité de l'ONU à voter « une résolution catégorique qui exigerait le retour des propriétaires des territoires, par tous les moyens et le plus vite possible ». Tirant la sonnette d'alarme, l'archevêque a appelé tous les musulmans à également condamner ces exactions. Il a, dans ce contexte, exhorté " »les autorités sunnites et chiites à émettre des fatwas interdisant les agressions contre les chrétiens, les innocents et leurs biens ».
L'archevêque maronite a par ailleurs exprimé son soutien total à l'armée libanaise qui affronte depuis samedi les djihadistes dans la bourgade libanaise d'Ersal, dans la Békaa. (apic)

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