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Instruits par la longue histoire conflictuelle, violente et tragique des rapports entre juifs et chrétiens, Catherine Chalier, philosophe juive française, et Marc Faessler, pasteur et théologien genevois, nous livrent un important ouvrage de réflexion sous le beau titre «Judaïsme et christianisme. L'écoute en partage.» Leur intention est de parler à l'autre et de l'écouter, en échappant à l'apologie et en dépassant l'information qu'ils ne dédaignent pas pour autant. Il ne s'agit pas non plus de se laisser ébranler dans tout ce que l'on pense par désir d'écouter autrui, au point d'adopter sa vérité à lui ou de se résigner à un relativisme des opinions, une forme de paresse intellectuelle assez répandue. La construction de l'ouvrage témoigne de cette tâche presque démesurée.

Suivant les Evangiles, Jésus de Nazareth est mort sur la croix, à Jérusalem, à l'occasion d'une Pâque juive. Or la célébration et la signification de cette fête connaissaient une certaine diversification au sein du judaïsme de l'époque. Cette variété s'est retrouvée dans les premiers temps du christianisme. Il n'en demeure pas moins que «la Pâque était pour ainsi dire tout». Cette fête pratiquement unique commémorait «l'histoire entière du salut, de la création à la parousie», et elle était «le lieu où s'élaboraient certaines composantes essentielles de la vie de la Communauté» : liturgie, exégèse typologique, catéchèse, théologie.

dimanche, 06 janvier 2002 01:00

Teilhard de Chardin, maître spirituel

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Dans la famille Teilhard de Chardin, le 1er mai 1881, naissait à Orcines, dans le Puy-de-Dôme, un garçon, Pierre, quatrième de onze enfants, futur scientifique de renommée mondiale et mystique dont l'oeuvre principale, «Le Milieu Divin»,1 est un classique de la littérature spirituelle. Un de ses grands mérites a été de découvrir, à partir de sa propre expérience spirituelle et de ses études scientifiques, la cohérence entre le Christ et l'univers, et la convergence du monde vers l'Unité. Une spiritualité très actuelle.
dimanche, 06 janvier 2002 01:00

La tentation du pouvoir

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Tout ce qui touche de près ou de loin l'autorité, son exercice et ses abus, relève d'un paradoxe. Le Seigneur lui-même l'a résumé dans cette confession paradoxale : «Vous m'appelez Maître et Seigneur, et vous dites bien, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi le Seigneur et le Maître, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres» (Jn 13,13). L'autorité dans l'Eglise est donc appelée à donner sa propre voix magistrale, mais au service de Celui qui, ressuscité, ne peut plus utiliser publiquement la sienne.
dimanche, 06 janvier 2002 01:00

Etre chrétien dans le monde

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En sollicitant l'engagement total des croyants, le christianisme transcende les lois. Il ne repose pas sur des codes moraux, mais sur une attitude humaine et sociale prenant exemple sur le Christ. Un écrit ancien, rédigé entre la fin du II e et le début du IIIe siècle et adressé «A Diognète», rappelle le caractère universel du christianisme, et donc la responsabilité particulière qui incombe aux chrétiens, quelques soient les époques et les lieux, pour l'établissement de la justice. Une autre forme de mondialisation.

jeudi, 06 décembre 2001 01:00

Pourquoi saint Ignace séduit-il les réformés ?

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Comme c'est bizarre ! Après avoir été la bête noire des protestants pendant quatre siècles, saint Ignace commence à les séduire. Depuis quelques années, de plus en plus de réformés, et parmi eux beaucoup de pasteurs, s'adonnent aux Exercices spirituels. Pourtant, il n'y a pas si longtemps, Ignace était considéré comme l'ennemi juré des réformés, et même si l'oecuménisme a fait du chemin, sa pensée reste suspecte, ne serait-ce qu'à cause de son allégeance totale au pape et à l'Eglise. Comment expliquer ce changement ? Peut-être parce que les Exercices spirituels permettent aux réformés de retrouver, paradoxalement dans le silence, le goût de la Parole.
jeudi, 06 décembre 2001 01:00

Synode des évêques : bilan mitigé

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Le dernier Synode des évêques - qui s'est tenu à Rome du 30 septembre au 27 octobre - n'amènera pas les résultats qu'on pouvait escompter d'une assemblée réunissant, durant quatre semaines, quelques deux cents cinquante évêques et responsables religieux. Le thème, «La personne et le rôle de l'évêque à la lumière du début du troisième millénaire», ne manquait pourtant ni de richesse ni d'actualité, mais la manière dépassée et sclérosée de procéder et de gérer le Synode a empêché un vrai débat et bloqué toute créativité. Il s'agit là d'une vieille plainte, mais c'est la première fois qu'elle a été ressentie et exprimée si ouvertement. Un point positif.
mardi, 06 novembre 2001 01:00

Partager le judaïsme

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Arrivé à Genève il y a quelques années, Marc Guedj a d'abord été le rabbin de la communauté juive de cette ville. Progressivement, il a pris conscience du fait qu'il voulait se consacrer entièrement à une idée qui l'habitait depuis très longtemps mais dont il avait pris conscience grâce au grand rabbin de Metz, Léon Ashkenazi, au début des années 90. Celui-ci lui avait en effet proposé, à cette époque, de fonder à Paris un institut de diffusion du judaïsme. C'est à ce moment que Marc Guedj a réalisé combien il avait toujours voulu partager les trésors de la Torah; avec des juifs comme avec des non-juifs. Aujourd'hui, il a commencé à réaliser son rêve, mais pas à Paris. Depuis le début de l'année 2001, il donne deux fois par semaine des conférences et séminaires au Petit-Palais à Genève dans le cadre de la Fondation Racines et Sources, qu'il a créée en l'an 2000.
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Coédité par choisir et les éditions Slatkine, ce recueil regroupe douze nouvelles retenues par le jury du concours pour écrivain(e)s lancé par notre revue lors de son 60e anniversaire.

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