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dimanche, 03 décembre 2017 17:30

Aumônier à l'hôpital

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Luc Ruedin sj a rejoint il y a un an le service d’aumônerie au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), à Lausanne. Un service dont le rôle a bien changé depuis le siècle dernier, comme le relève dans la vidéo tournée par choisir le responsable du service François Rouiller.

«Nous sommes considérés aujourd'hui comme des soignants, des professionnels qui prennent en compte la dimension spirituelle dans l’ensemble des soins qui sont donnés aux patients. Pour le CHUV, il paraît extrêmement important que l’on tienne compte de cette réalité, l’homme étant aussi spirituel et pas seulement somatique ou psi.» 

Ils sont une vingtaine, laïques et religieux, à œuvrer au sein du service d’aumônerie proposé au CHUV. On les appelle plus volontiers les accompagnateurs spirituels que les aumôniers, ce qui reflète mieux la réalité de leurs interventions. Leur rôle n’est plus uniquement, comme dans les années 70, de prêcher et de donner l’extrême onction. Aujourd’hui, leur action est centrée sur les besoins de la personne. Ils proposent aux malades une écoute attentive et bienveillante, un temps d’échange pour permettre de nommer leurs croyances et leurs appréhensions.

Au CHUV, les accompagnateurs spirituels sont considérés comme des soignants, au même titre que les infirmier(ère)s, les ergothérapeutes et les autres intervenants. Pour l’institution vaudoise, il est en effet important de tenir compte de la dimension spirituelle des malades dans leur prise en charge. «Dans notre société sécularisée, de nombreuses personnes ne se sentent plus rattachées à une communauté institutionnelle traditionnelle», souligne François Rouiller. Ce qui ne signifie pas qu’elles n’ont aucun besoin spirituel.

Bien évidemment, la religion n’est pas mise à l’écart, et l’aumônerie est prête à répondre aux demandes particulières de chrétiens, musulmans, juifs ou bouddhistes notamment. À l’image de Luc Ruedin, prêtre jésuite, qui intervient auprès des baptisés qui le demandent, mais pas seulement. Son rôle d'accompagnateur spirituel, il le propose à tous sans distinction de religion. La spiritualité ignacienne, il la considère comme un plus, une boîte à outils qui l’aide dans sa mission.

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