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Philosophie

vendredi, 06 avril 2001 02:00

Science et mystique, une nouvelle alliance

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La science viendrait-elle à la rescousse d'une spiritualité épuisée ? Au début du siècle, beaucoup voyaient en elle le fer de lance de l'élimination de la religion ; à la fin, la situation semble retournée : la science, vecteur principal de la sécularisation, est devenue un agent de spiritualisation. Pour souligner la nouveauté de la situation actuelle, on emploiera volontiers l'expression de «changement de p aradigme». Le mot a été mis à la mode dans les années soixante par l'historien des sciences Thomas Kuhn, pour rendre compte de l'évolution non linéaire des idées scientifiques. Les promoteurs du New Age s'y sont reconnus à l'aise. Des théologiens soucieux d'élaborer une théologie contemporaine l'ont aussi adopté. Indéniablement, une mutation s'est opérée. Plusieurs éléments contribuent à ce changement de paysage.
mercredi, 06 décembre 2000 01:00

Hommage à Jeanne Hersch

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La disparition de la philosophe Jeanne Hersch en juin de cette année a suscité un peu d'émotion en Suisse, et les agences de presse se sont souvenues de son engagement politique : on a évoqué la polémique contre la nomination de Jean Ziegler à l'Université de Genève, la défense d'Elisabeth Kopp, son engagement pour les droits de l'homme et la cause des femmes à l'Unesco. Tous ces engagements publics et médiatisés prenaient en réalité leur source la plus profonde dans l'exigence morale et intellectuelle qui a toujours fait l'étoffe des véritables philosophes.
vendredi, 06 octobre 2000 02:00

L'Etat se meurt, vive les juges

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Nos sociétés de cette fin de siècle se caractérisent, entre autres, par un recours toujours plus large à l'intervention judiciaire pour résoudre des problèmes de nature sociale, voire politique. Un phénomène calqué sur le modèle anglo-saxon du droit, influencé par le développement de l'individualisme et des théories économiques libérales. Au juge de compenser le «moins d'Etat».
mercredi, 06 septembre 2000 02:00

Présence d'Emmanuel Levinas

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D'aucuns situent la pensée d'Emmanuel Levinas très haut et très loin, à cause de sa rigueur, de son exigence et, sans doute, de sa spécificité - tant dans son élaboration que dans son expression. Elle frappe, en effet, par sa singularité qui donne tout son éclat à la place qu'elle occupe dans le paysage de la philosophie contemporaine. Or la proximité comme mode de penser et comme manière d'être est, me semble-t-il, l'une des caractéristiques qui convient le mieux pour évoquer sa personne et son oeuvre. Ceux qui, comme moi, l'ont connu de près ne pouvaient être insensibles à sa simplicité, à sa disponibilité, à son ouverture et à son attention à autrui, comme aussi à sa spontanéité, à sa pudeur et à son sens de l'humour.
samedi, 06 mai 2000 02:00

Le temps de l'homme

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L'an passé, le magazine «Campus» publiait une interview d'Olivier Fatio, directeur de l'Institut d'histoire de la Réformation de l'Université de Genève. Il y déclarait : «Par le passé, des théologiens ont voulu prouver Dieu à partir du cosmos, et il est tentant aujourd'hui de faire de même à partir du temps. Il faut résister à cette tentation de mettre Dieu dans les zones d'ombre de notre connaissance
Toute réflexion sur le sens de la destinée de l'homme s'appuie sur un point de départ fixé et souvent vécu par celui qui s'efforce d'approfondir sa réflexion. Est-ce une utopie ? Ce point de départ n'est-il pas déjà le fruit d'une dialectique antérieure ? Du coup, le phénomène religieux est-il révélation objective du transcendant ou produit de l'imagination ? Quel est le signe caché de l'angoisse existentielle ?
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