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lundi, 06 mars 2000 01:00

Russie, contrastes et paradoxes

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«Un hymne sans paroles», c'est ainsi que le poète Evgueni Evtouchenko, chantre du dégel dans les années 60, résume l'oeuvre de l'ex-président Boris Eltsine. Enfoncée dans la guerre avec la Tchétchénie, dans de lourdes difficultés économiques et dans des scandales de corruption, la Russie se prépare à de nouvelles élections présidentielles (26 mars). Dans quel état d'esprit ? Lancé par le «Courrier international» et par CSA Opinion, un sondage européen sur l'après-communisme révélait en novembre passé l'ampleur du pessimisme des Russes. Plus de 80% d'entre eux jugent négatives les situations politique, économique, sociale, environnementale et sécuritaire de leur pays. Aussi, même si les libéraux ont opéré lors du scrutin législatif du 19 décembre un retour remarqué, le Parti communiste est loin d'être relégué à l'arrière-plan. La nostalgie d'une époque révolue est là, comme le montre cet article.
Grâce à une aide internationale massive, la reconstruction de Sarajevo, bombardée tous les jours durant l'été 1992, a marché à vive allure. Pierre de Boisdeffre a passé quelques temps l'an passé en Bosnie-Herzégovine et a rencontré de nombreux acteurs de la politique locale. Il nous livre ici ses impressions. Nombreux sont ceux qui souhaitent la paix mais les obstacles à son édification sont encore bien lourds.
Le dernier projet d'instauration d'une assurance-maternité en Suisse a replacé l'ensemble de la politique familiale suisse sous les projecteurs. Son échec, lors des votations de l'an passé, a crûment mis en lumière la faiblesse de cette politique. Une déficience de mauvais aloi dans un pays à population vieillissante et où les transformations des structures familiales, alliées à la crise de l'emploi, engendrent une nouvelle forme de précarité. Pour contrer les lacunes fédérales, des parlementaires et des citoyens tentent de transformer les lois de leurs cantons afin de mieux soutenir les familles. Mais n'est-ce pas une solution boiteuse que de faire l'impasse sur l'amélioration de la politique familiale fédérale, exigée constitutionnellement depuis plus de cinquante ans ?
jeudi, 06 janvier 2000 01:00

Seattle : la dispersion

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«Allons, dirent [les hommes], bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche le ciel. Faisons-nous un nom»
jeudi, 06 janvier 2000 01:00

Un minimum social d'existence !

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Toujours plus de personnes, surtout dans les villes, sont touchées par la pauvreté et l'indigence et recourent à l'aide sociale, ce «dernier filet» de la sécurité sociale. Contrairement aux bénéficiaires des assurances sociales, ces assistés se heurtent à des lacunes juridiques et organisationnelles. Ce vide législatif permet à la Confédération de se délester du poids de la paupérisation pour en charger communes et cantons, qui, eux, le supportent de façon inégalitaire. La Commission nationale Justice et Paix et l'Institut d'éthique sociale de la FEPS ont publié un document relatif à cette question. Il tente de montrer comment l'aide sociale pourrait être organisée pour mieux s'acquitter de ses tâches et plaide en la faveur de la création d'un revenu minimum d'existence. Le texte qui suit est tiré de ce document.
dimanche, 06 septembre 1998 02:00

Droits de l'homme: des évidences contestables

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Cinquante ans après la Déclaration universelle des droits de l'homme, la question est plus que jamais d'actualité : ces droits sont-ils réellement indivisibles et universels ? Les réticences à intégrer les droits économiques et sociaux, les accusations d'ethnocentrisme occidental portées par différentes cultures montrent bien les difficultés à définir ce qui est fondamental à la dignité de l'être humain.
dimanche, 06 octobre 1996 02:00

Développement: le courage de changer de cap

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Au mois de mai passé ([lire l'article ->787]), Jean-Joseph Raboud livrait dans «Choisir» une réflexion sur le développement des pays du tiers-monde, fruit de son expérience professionnelle. Cet ancien directeur de banque en Valais travaille depuis 21 ans dans le Nordeste du Brésil où II a lancé un vaste projet de développement pour aider les petits paysans, l'Association d'appui aux communautés campagnardes du Rio Grande do Norte. Pierre Emonet l'a rencontré lors de son dernier passage en Suisse.
Depuis vingt et un ans, le Montheysan Jean-Joseph Raboud, ancien directeur de banque en Valais, travaille dans le Nordeste du Brésil où il a lancé un vaste projet de développement pour aider les petits paysans, l'Association d'appui aux communautés campagnardes du Rio Grande do Node. lI nous livre ici une réflexion sur l'épineuse question du développement des pays du Sud, mise en perspective avec l'évolution actuelle et problématique des pays du Nord.
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