bandeau art philo
vendredi, 28 février 2020 10:38

Pensées pour une saison

Écrit par

2019 BITTAR HIVEREn couverture du livre Pensées pour une saison - Hiver, l’aquarelle de l’artiste suisse Alice Foglia (1924-2018) ouvre le chemin. Après 17 ans dans le bush australien, Gabriel et Jacqueline Bittar sont revenus prendre leur retraite en Suisse. Gabriel, qui aime vivre caché, veut aussi partager avec d’autres ce qui l’a animé chaque jour et qu’il a noté au fil du temps, «au contact étroit de la nature profonde» et avec ses chats qui lui ont donné «des leçons de vie». C’est une sorte de journal, remanié, réorganisé, des libres propos en toute liberté pour prendre du recul et essayer de comprendre le monde. Quatre tomes sont prévus, un par saison, et le deuxième, Printemps, vient de sortir.

Un ami haïtien dit de lui: «Ce livre est le reflet de sa personnalité.» Les thèmes abordés sont très divers, selon ses rencontres, ses lectures, et profitent de sa solide formation universitaire: science, philosophie, biologie, biochimie, musique, etc. Sa «vénération» de la langue française, qui l’«a conçu et nourri» depuis son enfance au Soudan et que sa Maman lui a apprise, «a contribué à [son] goût de la parole juste et de la traduction minutieuse, autant qu’adroite».

Ce qui sous-tend sa vie, c’est l’attention, le vivre dans le moment présent, en harmonie avec la nature, à l’écoute des gens. Ses rapports avec ses chats, qu’il nous décrit longuement, développe une énergie de compassion qui déborde au-delà de la gent animale pour une existence ouverte à ceux «qui parlent doucement, sans élever la voix». Un livre dédié d’ailleurs «à tous les êtres que l’on n’écoute pas, que l’on ne regarde pas. À tous les silencieux».

Un chemin d’hiver, qui sera suivi par d’autres écrits aux quatre saisons. Nécessité d’écrire pour ensemencer d’autres écritures. Les lecteurs ont profiteront…

Bittar printemps

 

 

 

Gabriel Bittar
Pensée pour une saison - Hiver, Vevey, L’Aire 2019, 166 p.
Pensées pour une saison - Printemps, L'aire 2020, 186 p.

Lu 172 fois