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mercredi, 21 mai 2014 15:53

Le Père Général se retire

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Les jésuites éliront le successeur du Père Nicolás fin 2016

Nicolas Adolfo sjweb.infoEn 2017, Adolfo Nicolás sj ne sera plus le Père Général des jésuites. Il l'a annoncé lui-même dans une lettre adressée à toute la Compagnie le 20 mai dernier. Une Congrégation générale, la 36ème, se tiendra dans les derniers mois de 2016 et élira le prochain Général de l'Ordre.

«En réfléchissant sur les années à venir, écrit le religieux espagnol aujourd'hui âgé de 78 ans, je suis arrivé à la conviction qu'il me fallait franchir le pas vers ma démission, que je soumettrai en Congrégation générale.» Il précise avoir pris cette décision après en avoir informé le pape François, et consulté les assistants et les provinciaux de la Compagnie. Le Père Nicolás aura 80 ans.

Le Praepositus Generalis - mot latin qui désigne un préposé général ou Supérieur général - est la figure de proue des jésuites, celle qui donne sens et direction à la Compagnie. Les médias aiment le qualifier de pape noir, clin d'œil à l'influence fantasmée ou réelles de ce dernier sur le pape, et de la couleur de son habit qui contraste avec la soutane immaculée du pontife. Sa nomination, comme celle du Saint-Père, est à vie. Dans les faits, il n'est pas rare qu'un Père Général remette sa fonction à un confrère plus jeune quand ses forces viennent à lui manquer. A charge de l'évêque de Rome de l'accepter. Ainsi l'espagnol Adolfo Nicolás avait succédé, le 19 janvier 2008, au prêtre jésuite d'origine néerlandaise Peter Hans Kolvenbach sj, dont le pape avait accepté la démission. Le Père Kolvenbach avait passé 25 ans à la tête de la Compagnie et approchait des 80 ans.

Avant lui, le Père Pedro Arrupe sj avait lui aussi dû s'effacer, en 1983, très affaibli par un accident vasculaire cérébral survenu deux ans auparavant, alors que la Compagnie de Jésus sortait d'une période de relations tendues avec les souverains pontifes Paul VI, Jean-Paul Ier et Jean-Paul II.

Election de 2016
La Congrégation générale de 2016 réunira plus de 200 membres. Elle sera précédée de Congrégations provinciales qui éliront les délégués à y envoyer, leur nombre variant selon la taille de la province. Chaque provincial est membre de droit. Notons encore qu'un jésuite devenu évêque ne peut être ni électeur, ni éligible. Pour rappel, le pape François, lui-même jésuite, a été ordonné en 1992 et ne participe donc plus aux Congrégations générales. (Réd./apic/sj.web)

 

Les trois jours de visite du pape François en Terre Sainte (24-26 mai) sont riches en opportunités et en défis. Comme pour tout autre pèlerin, il s'agira pour lui de prier en Terre Sainte, là où Jésus a marché et vécu. Mais en tant que chef de la communauté catholique, François vise quatre autres objectifs, qui vont bien au-delà du simple pèlerinage.

« Père Céleste, tu ne te lasses jamais d'être aimant et miséricordieux. Le successeur de Pierre entend visiter la Terre rendue sainte par la naissance, par le baptême, par l'enseignement, par la mort et par la Résurrection de ton Fils. Reste avec lui, sanctifie-le et bénis-le. Etends le manteau de ta tendresse sur chaque pas de son pèlerinage parmi nous, afin que chacun puisse voir en lui un pèlerin passionné, un maître sage et un humble guide. »

Le pape François a créé une commission cardinalice chargée d'apporter une "solution consensuelle et définitive" à la question houleuse de l'université 'rebelle' du Pérou, à laquelle le Saint-Siège a retiré ses qualificatifs de "pontificale" et de "catholique". L'établissement a indiqué le 28 avril 2014 avoir reçu cette notification de la nonciature apostolique à Lima, alors que ce cas continue de susciter la controverse au sein de l'Eglise locale, sur fond de litige entre l'université et l'archevêché.

Le conflit oppose l'Université pontificale catholique du Pérou (PUCP), qui continue d'utiliser ce nom malgré le retrait de ces appellations par le Vatican, et l'archevêque de Lima, le cardinal Juan Luis Cipriani. Selon le communiqué, la commission cardinalice sera coordonnée par le cardinal Peter Erdö, archevêque de Budapest (Hongrie), et composée des cardinaux Gérald Cyprien Lacroix, archevêque de Québec (Canada), et Ricardo Ezzati Andrello, archevêque de Santiago du Chili, tous deux élevés à la dignité cardinalice lors du premier consistoire du pape François, le 22 février dernier.
Depuis 2012, les professeurs de l'ancienne PUCP ne sont plus habilités à enseigner la théologie catholique. Depuis la publication de cette décision, la polémique n'a cessé d'enfler et le conflit public s'est intensifié. En réalité, ce litige comprend aussi bien une dimension civile que canonique. A partir de 1990, l'Université a été invitée à plusieurs reprises par le Saint-Siège à conformer ses statuts à la constitution apostolique Ex Corde Ecclesiae sur les établissements catholiques. De leur côté, les responsables de l'établissement affirment que l'ancienne PUCP est déjà conforme à ces statuts. Le point le plus délicat concerne notamment la gestion des biens de l'Université, le contrôle patrimonial étant revendiqué par l'archevêché.

mardi, 29 avril 2014 13:43

Les voix des papes numérisées

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Radio Vatican numérise la voix des papes, de Pie XI à François.

C'est toute une partie de l'histoire de la papauté depuis le XXe siècle qui est désormais plus facilement accessible aux journalistes et aux historiens. Les archives sonores pontificales de la radio du pape viennent d'être numérisées et ont été présentées le 1er avril 2014 lors d'une conférence de presse intitulée «La voix des papes». En tout, ce sont 8000 bandes sonores originales papales, de Pie XI à François, en passant par Jean XXIII et Jean Paul II, qui pourront être écoutées. La numérisation permet aussi de préserver ces bandes sonores de l'usure du temps. Depuis sa création en 1931, Radio Vatican a notamment pour mission de constituer et préserver le patrimoine sonore pontifical, et de veiller à la sauvegarde des droits de propriété intellectuels de ces archives. (apic)

Le chypriote musulman turc Umit Inatci a autorisé, pour la première fois depuis 1974, le métropolite chypriote grec-orthodoxe Vasilios à célébrer la cérémonie du Vendredi saint, le 18 avril 2014, dans l'église Saint-Georges, au centre de Famagusta, dans la partie turque de l'île. Un geste significatif dans les efforts entrepris par les religieux pour rapprocher les deux communautés qui se partagent Chypre. "Ce n'est pas un cadeau [fait aux grecs-orthodoxes] c'est seulement l'acte de rendre quelque chose qui revient de droit à son propriétaire", a indiqué Umit Inatci en ouvrant pour la première fois depuis 60 ans les portes de l'église Saint-Georges au culte chrétien, rapporte l'AP.
Pendant des décennies, il n'y a eu aucun contact entre les dirigeants religieux des communautés grecque et turque. Dans le nord de l'île, envahi par les troupes turques en 1974, environ 500 églises et monastères, pour beaucoup vieux de plusieurs siècles, ont été laissés à l'abandon, pillés ou convertis à des usages profanes. Dans le sud, où la communauté grecque est majoritaire, seulement huit mosquées sur les 110 d'origine sont encore en activité. Les choses évoluent néanmoins depuis 2009, quand le chef de l'Eglise grecque-orthodoxe de l'île, Chrysostome II, et le grand mufti de Chypre, Talip Atalay, se sont lancés dans des activités diplomatiques interreligieuses. Ces démarches ont abouti à un certain nombre d'actions mineures mais d'une grande portée symbolique. En octobre dernier, par exemple, les deux parties ont aboli les interdictions pour les dirigeants religieux de se rendre dans l'autre partie de Chypre. Ce fut ainsi la première fois que Chrysostome II put accepter l'invitation du mufti Atalay de venir manger chez lui, dans le nord.
Ces échanges positifs ont aidé à la mise en place d'un comité conjoint en charge de restaurer les lieux de culte dans toute l'île méditerranéenne. Le rapprochement religieux a aussi incité à un rapprochement politique, aboutissant à un appel à une reprise des pourparlers entre le nord et le sud. Le président chypriote grec Nikos Anastasiades a ainsi salué le "rôle positif que peut jouer la religion dans la résolution des différends politiques et autres". (apic/ap/rz)

mardi, 15 avril 2014 11:32

Pâques à Valparaiso

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ValparaisoLes désastres se succèdent au Chili. Après le séisme qui a frappé le nord du pays, c'est la ville de Valparaiso, située sur la côte Pacifique au centre du Chili et classée patrimoine mondial de l'humanité, qui a été, le 12 avril, ravagée en partie par un incendie. Le cardinal Ricardo Ezzati, archevêque de Santiago, a lancé un appel à la solidarité : « En cette Pâques, nous nous trouvons face à une immense douleur. Voici quelques semaines, nous avons vu nos frères du nord subir les effets d'un séisme et hier nous avons tous été profondément touchés au cœur en voyant le désastre provoqué par le feu qui a touché de nombreuses familles et a fait plusieurs morts à Valparaiso. Ces deux événements nous invitent à vivre plus intensément Pâques en rendant vivant le mystère pascal dans notre vie par notre solidarité. »
« Il s'agit du pire incendie de l'histoire de la ville », a déclaré pour sa part la présidente chilienne, Michelle Bachelet. L'incendie a détruit en quelques heures environ 800 ha dans la périphérie de Valparaiso, faisant 12 morts, plus de 500 blessés graves, 10 000 évacués et détruisant sur son passage 500 maisons, selon des données provisoires. Malgré le travail de 3500 gardes forestiers, pompiers, agents de police et militaires, l'incendie a duré plus de 24 heures. Valparaiso est une ville construite en partie sur des collines aux flancs abruptes, avec des rues étroites, difficiles d'accès routier, ce qui ne facilite pas le travail des secours.
Le quartier historique de la ville portuaire de Valparaiso offre un exemple extraordinaire du patrimoine de l'ère industrielle, associé au commerce maritime international de la fin du XIXe et du début du XXe siècle.

jeudi, 10 avril 2014 13:53

Des camps de déplacés en territoire syrien ?

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« Le nombre de réfugiés syriens présent sur le territoire libanais a atteint un seuil insoutenable pour le Liban, équivalent à 25 à 30 % de la population présente sur le territoire national. Les puissances mondiales et régionales, au lieu de fournir des armes à ceux qui tuent, devraient concentrer leurs interventions sur cette situation d'urgence », a déclaré à l'Agence Fides le Père Paul Karam, président de la Caritas Liban.

Le Père Karam reprend la proposition lancée par le Patriarche d'Antioche des Maronites, Bechara Boutros Rai, dans ses récentes interventions à Genève. « En Syrie – explique le prêtre maronite – il existe de vastes régions qui ne sont pas intéressées par le conflit où peuvent être installés des camps de réfugiés ou des stations de secours et d'assistance et ce y compris dans la zone frontalière entre le Liban et la Syrie. De la sorte, avec une intervention substantielle de la communauté et des organismes internationaux, pourraient être gérés des processus et des situations d'urgence qui paraissent désormais avoir échappé à tout contrôle ».

Ces jours derniers, les sources officielles de l'ONU ont confirmé que les réfugiés syriens enregistrés au Liban ont dépassé le million de personnes. Selon le Président de la Caritas Liban, les données réelles sont beaucoup plus alarmantes : « Les réfugiés ayant fui la guerre syrienne – indique le Père Karam – sont au moins 1,5 millions auxquels viennent s'ajouter un demi million de réfugiés palestiniens. Pour un petit pays comme le Liban, il s'agit de chiffres intolérables, qui mettent en danger le système social, déjà fragile. La majeure partie des réfugiés sont musulmans, ce qui déstabilise le délicat équilibre démographique libanais. L'impact de ces flux peut être perçu dans la crise économique, le manque de travail, mais aussi dans les écoles, les hôpitaux et au plan de la sécurité. Ces derniers mois, huit arrestations sur huit faites au Liban suite à des actions criminelles concernent des syriens ».

La Caritas prend en charge directement 200.000 réfugiés et en assiste 55.000 au plan médical et sanitaire. « Mais sur les facteurs politiques et géopolitiques qui provoquent la catastrophe humanitaire syrienne, nous ne pouvons pas intervenir. Cela concerne les grands responsables, qui sont tous de manière différente responsables de ce qui se passe actuellement en Syrie » conclut le Père Karam. (Fides)

 

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Retrouvez les propos du pape François parus dans choisir, assortis de 11 réactions de spécialistes !

Livre Pape 2

Avec, en exclusivité sur notre site, les propos de Pierre Emonet sj, directeur de choisir, et de Charles Morerod op, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg.