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mardi, 15 avril 2014 11:32

Pâques à Valparaiso

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ValparaisoLes désastres se succèdent au Chili. Après le séisme qui a frappé le nord du pays, c'est la ville de Valparaiso, située sur la côte Pacifique au centre du Chili et classée patrimoine mondial de l'humanité, qui a été, le 12 avril, ravagée en partie par un incendie. Le cardinal Ricardo Ezzati, archevêque de Santiago, a lancé un appel à la solidarité : « En cette Pâques, nous nous trouvons face à une immense douleur. Voici quelques semaines, nous avons vu nos frères du nord subir les effets d'un séisme et hier nous avons tous été profondément touchés au cœur en voyant le désastre provoqué par le feu qui a touché de nombreuses familles et a fait plusieurs morts à Valparaiso. Ces deux événements nous invitent à vivre plus intensément Pâques en rendant vivant le mystère pascal dans notre vie par notre solidarité. »
« Il s'agit du pire incendie de l'histoire de la ville », a déclaré pour sa part la présidente chilienne, Michelle Bachelet. L'incendie a détruit en quelques heures environ 800 ha dans la périphérie de Valparaiso, faisant 12 morts, plus de 500 blessés graves, 10 000 évacués et détruisant sur son passage 500 maisons, selon des données provisoires. Malgré le travail de 3500 gardes forestiers, pompiers, agents de police et militaires, l'incendie a duré plus de 24 heures. Valparaiso est une ville construite en partie sur des collines aux flancs abruptes, avec des rues étroites, difficiles d'accès routier, ce qui ne facilite pas le travail des secours.
Le quartier historique de la ville portuaire de Valparaiso offre un exemple extraordinaire du patrimoine de l'ère industrielle, associé au commerce maritime international de la fin du XIXe et du début du XXe siècle.

jeudi, 10 avril 2014 13:53

Des camps de déplacés en territoire syrien ?

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« Le nombre de réfugiés syriens présent sur le territoire libanais a atteint un seuil insoutenable pour le Liban, équivalent à 25 à 30 % de la population présente sur le territoire national. Les puissances mondiales et régionales, au lieu de fournir des armes à ceux qui tuent, devraient concentrer leurs interventions sur cette situation d'urgence », a déclaré à l'Agence Fides le Père Paul Karam, président de la Caritas Liban.

Le Père Karam reprend la proposition lancée par le Patriarche d'Antioche des Maronites, Bechara Boutros Rai, dans ses récentes interventions à Genève. « En Syrie – explique le prêtre maronite – il existe de vastes régions qui ne sont pas intéressées par le conflit où peuvent être installés des camps de réfugiés ou des stations de secours et d'assistance et ce y compris dans la zone frontalière entre le Liban et la Syrie. De la sorte, avec une intervention substantielle de la communauté et des organismes internationaux, pourraient être gérés des processus et des situations d'urgence qui paraissent désormais avoir échappé à tout contrôle ».

Ces jours derniers, les sources officielles de l'ONU ont confirmé que les réfugiés syriens enregistrés au Liban ont dépassé le million de personnes. Selon le Président de la Caritas Liban, les données réelles sont beaucoup plus alarmantes : « Les réfugiés ayant fui la guerre syrienne – indique le Père Karam – sont au moins 1,5 millions auxquels viennent s'ajouter un demi million de réfugiés palestiniens. Pour un petit pays comme le Liban, il s'agit de chiffres intolérables, qui mettent en danger le système social, déjà fragile. La majeure partie des réfugiés sont musulmans, ce qui déstabilise le délicat équilibre démographique libanais. L'impact de ces flux peut être perçu dans la crise économique, le manque de travail, mais aussi dans les écoles, les hôpitaux et au plan de la sécurité. Ces derniers mois, huit arrestations sur huit faites au Liban suite à des actions criminelles concernent des syriens ».

La Caritas prend en charge directement 200.000 réfugiés et en assiste 55.000 au plan médical et sanitaire. « Mais sur les facteurs politiques et géopolitiques qui provoquent la catastrophe humanitaire syrienne, nous ne pouvons pas intervenir. Cela concerne les grands responsables, qui sont tous de manière différente responsables de ce qui se passe actuellement en Syrie » conclut le Père Karam. (Fides)

 

lundi, 03 mars 2014 11:50

Essais cliniques de Roche

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Lors de l'Assemblée générale du 4 mars 2014, ACTARES (Actionnariat pour une économie durable) a demandé à l'entreprise suisse Roche plus de transparence pas rapport à ses essais cliniques de médicaments sur des patient(e)s.
Une enquête de l'ONG la Déclaration de Berne de septembre 2013 révèle, en effet, que dans différents pays en développement ou émergents, les droits des patient(e)s n'auraient pas toujours été respectés. C'est en particulier le cas pour des études sous-traitées dans des pays où les acteurs publics ou privés ne satisfont pas aux standards occidentaux.
Il est aussi connu que dans ces pays, il est beaucoup plus facile et plus rapide de trouver le nombre suffisant de personnes pour une étude. Ceci parce que des couches importantes de la population n'ont que très peu accès aux services médicaux. Leur liberté de décision pour participer ou non à une étude clinique est pour cette raison fortement restreinte. Ces personnes doivent bénéficier d'une protection particulière contre les abus.
La réponse de Roche aux questions d'ACTARES s'est cantonnée dans les généralités : les mêmes standards seraient utilisés dans le monde entier. Comment ces standards sont-ils appliqués et contrôlés, et le sont-ils vraiment ? L'opinion publique ne peut pas en juger, car très peu d'informations sont données à ce sujet. Jusqu'à présent, Roche n'a pas fourni de détails sur les cas cités par la Déclaration de Berne.

ACTARES a donc demandé à Roche de prendre ces révélations au sérieux et de réagir à propos de ces cas concrets. Par l'établissement d'un rapport transparent et instructif, les doutes doivent être balayés et la confiance dans un respect des standards les plus exigeants rétablie. En outre, des contrôles systématiques et indépendants sont indispensables.

Pour en savoir plus sur le coût éthique de la délocalisation des essais cliniques sur les humains, vous pouvez commandez la revue choisir de février 2014 (numéro à l'essai). Ecrire ici

mercredi, 26 février 2014 13:51

Ouganda : une loi homophobe

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L'influence en Afrique de certains courants évangéliques extrémistes américains se révèle clairement dangereuse. Le président ougandais a promu le 24 février une loi extrêmement sévère envers les homosexuel(le)s (déjà punis d'emprisonnement à vie). Est désormais interdite toute « promotion » de l'homosexualité. Pire encore, la dénonciation de quiconque s'affiche homosexuel(le) est rendue obligatoire !
Le président Yoweri Museveni, comme du reste une grande partie des sphères du pouvoir politique et économique de son pays, est influencé par des lobbyistes évangéliques venus en mai 2009 en Ouganda, pour donner une série de conférences. Parmi eux, Scott Lively, l'auteur d'un livre intitulé « L'homosexualité dans le parti nazi », où il affirme qu'Hitler et ses acolytes étaient tous gays. Scott Lively est poursuivi aux Etats-Unis depuis août 2013 pour crime contre l'humanité, en raison de son activisme en Ouganda. La plainte a été déposée par l'ONG Sexual Minorities Uganda (SMU), soutenue dans son combat par le Center for Constitutional Rights basé à New York.
Pour le sociologue Philippe Gonzalez, auteur de « Que ton règne vienne. Des évangéliques tentés par le pouvoir absolu » (Labor et Fides, 2014), il faut voir derrière cette bataille contre l'homosexualité, une guerre culturelle que mènent ces évangéliques très politisés. Interrogé par Jol Press, il explique : « Ce combat porte sur la préservation de la morale chrétienne. Puisque les évangéliques se sont rendus compte qu'ils ne parvenaient pas à peser aux Etats-Unis, ils ont alors décidé de diriger une politique expansionniste dans les continents où l'évangélisme parvient à percer. C'est-à-dire en Afrique, en Asie, en Amérique Latine. En Afrique, ils vont essayer, et c'est particulièrement le cas de l'Ouganda, de créer la vitrine d'un Etat chrétien idéal. » Belle vision du christianisme...

lundi, 17 février 2014 10:23

Liban, terre moins chrétienne ?

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Après la proclamation de l'indépendance du Liban, 8130 Km2 de terre libanaise appartenaient à des chrétiens. Aujourd'hui, les chrétiens libanais ne possèdent plus qu'environ 4000 Km2 de terre.

Ces données ont été fournies par Talal al-Doueihy, chef du mouvement « Terre libanaise, notre terre » dans le cadre d'un entretien accordé au quotidien Daily Star. La diminution drastique de l'étendue des propriétés foncières appartenant à des chrétiens au pays des Cèdres a diverses causes et se trouve également liée à la forte tendance à l'émigration qui caractérise la partie chrétienne de la population libanaise. De nombreux chrétiens ayant l'intention d'émigrer en effet vendent leurs terres avant de partir à des acquéreurs musulmans. En outre, au cours des années du gouvernement de Rafiq Hariri – Premier Ministre de 1992 à 1998 puis de 2000 à 2004, tué dans un attentat le 14 février 2005 - la loi qui garantissait le droit de prélation dans le cas de ventes de terrains aux propriétaires des terrains limitrophes fut abrogée. Le gouvernement Hariri voulait favoriser de cette manière les investissements au Liban des pays arabes du Golfe. Le résultat est que la presque totalité des terres vendues ces années-là sont passées de propriétaires chrétiens à des musulmans.
Différentes propositions de lois ont été présentées au Parlement pour tenter de freiner l'érosion des propriétés foncières des chrétiens au Liban. Celle de Sami Gemayel et d'Ibrahim Kanaan vise à réglementer l'acquisition de propriétés foncières sur le territoire libanais de la part d'acquéreurs étrangers alors que celle élaborée par un autre parlementaire, Joseph Maalouf, a comme objectif de freiner les passages de propriété des terrains supérieurs à 3000 m2 et à limiter les espaces de manœuvre des intermédiaires lors de la vente des terrains. (Fides)

vendredi, 14 février 2014 09:59

Antarctique, première église consacrée

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Une expédition de la Seglise bigociété géographique russe est partie le 11 février de Moscou pour l'Antarctique, où elle va notamment consacrer la première église du sixième continent. L'évêque orthodoxe russe Iakov de Naryan-Mar et Mezensk accompagne l'expédition. C'est lui qui consacrera l'église de la Sainte-Trinité, déjà bénie en 2004.

Située sur la base russe Bellingshausen, sur la péninsule Fildes, à l'extrémité sud de l'île du Roi-George, cette église sera la seule active en permanence en Antarctique. Construite dans le style russe traditionnel,
en cèdre et en mélèze de Sibérie, elle peut accueillir jusqu'à trente personnes. Des fidèles russes, mais aussi des scientifiques des bases situées à proximité, la fréquentent. Le projet d'établir une église permanente en Antarctique avait été approuvé à la fin des années 1990 par le patriarche Alexis II de Moscou mais ce n'est que depuis peu qu'un prêtre la dessert à demeure. A noter qu'il ne s'agit pas du lieu de culte le plus méridional au monde. Le dépassent, les chapelles Saint-Jean-de-Rila (sur l'île Livingston) et Saint-Prince-Vladimir (sur l'île Galindez).

jeudi, 13 février 2014 14:16

Nucléaire, des centrales trop vieilles

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Dieter Majer, ancien responsable de la division « Sécurité des installations nucléaires » au Ministère fédéral allemand de l'environnement, demande l'arrêt des deux plus vieilles centrales nucléaires suisses, Mühleberg et Beznau, dans les plus brefs délais. Selon les résultats de l'étude qu'il a mené, sur mandat de Greenpeace et de la Fondation suisse de l'énergie (SES), l'état de ces centrales ne répondrait pas aux exigences actuelles en termes de sécurité et constituerait un risque difficilement acceptable pour la population.
Les centrales nucléaires suisses, en particulier Mühleberg et Beznau, comptent parmi les plus vieilles installations nucléaires de la planète. Leurs concepts de construction remontent en partie aux années 1960 et présentent donc des déficits conceptuels par rapport aux installations modernes. S'y ajoutent les effets du vieillissement, relativement mal connus, notamment la fragilisation de l'acier de la cuve du réacteur par le rayonnement neutronique. Les mesures de rééquipement restent toujours du bricolage, constate l'étude. (com/réd.)

0706 12

 

Le philosophe français Fabrice Hadjadj, directeur de l'Institut européen d'études anthropologiques Philanthropos, à Fribourg, a été nommé membre du Conseil pontifical pour les laïcs, aux côtés des cardinaux :
Christoph Schönborn, archevêque de Vienne, Angelo Scola, archevêque de Milan, John Njue, archevêque de Nairobi, Reinhard Marx, archevêque de Munich et Freising, Willem Jacobus Eijk, archevêque d'Utrecht, Antonio Tagle, archevêque de Manille, Joao Braz de Aviz, ainsi que des archevêques Charles Joseph Chaput, de Philadelphie, et Orani Joao Tempesta, de Sao Sebastiao do Rio de Janeiro, et du journaliste espagnol Yago de La Cierva.Fabrice Hadjadj, « juif de nom arabe et de confession catholique », comme il aime à se définir, converti en 1998, est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris et agrégé de philosophie. (apic)

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Avec, en exclusivité sur notre site, les propos de Pierre Emonet sj, directeur de choisir, et de Charles Morerod op, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg.