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vendredi, 06 octobre 2000 02:00

L'Etat se meurt, vive les juges

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Nos sociétés de cette fin de siècle se caractérisent, entre autres, par un recours toujours plus large à l'intervention judiciaire pour résoudre des problèmes de nature sociale, voire politique. Un phénomène calqué sur le modèle anglo-saxon du droit, influencé par le développement de l'individualisme et des théories économiques libérales. Au juge de compenser le «moins d'Etat».
mercredi, 06 septembre 2000 02:00

Simone Weil : blancheur de la nuit

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mercredi, 06 septembre 2000 02:00

Présence d'Emmanuel Levinas

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D'aucuns situent la pensée d'Emmanuel Levinas très haut et très loin, à cause de sa rigueur, de son exigence et, sans doute, de sa spécificité - tant dans son élaboration que dans son expression. Elle frappe, en effet, par sa singularité qui donne tout son éclat à la place qu'elle occupe dans le paysage de la philosophie contemporaine. Or la proximité comme mode de penser et comme manière d'être est, me semble-t-il, l'une des caractéristiques qui convient le mieux pour évoquer sa personne et son oeuvre. Ceux qui, comme moi, l'ont connu de près ne pouvaient être insensibles à sa simplicité, à sa disponibilité, à son ouverture et à son attention à autrui, comme aussi à sa spontanéité, à sa pudeur et à son sens de l'humour.
jeudi, 06 juillet 2000 02:00

Sartre, oui et non

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C'est le destin de toute pensée, de toute philosophie de vieillir. Celle de Sartre, supposet- on, aurait vieilli à grande vitesse. La chute du Mur, l'effondrement du monde communiste auraient en quelque sorte invalidé ou «délégitimé» l'essentiel de son oeuvre. Exit Sartre, frappé de nullité par l'histoire. Il y a quelque chose de vrai dans ce triste destin posthume. La fin de la guerre froide a accéléré le processus de mise en question de la pensée sartrienne. Elle a imposé, à peine dix ans après la mort de l'écrivain, un changement radical de perspective sur ce qu'il a laissé. Ce retournement a accéléré les réexamens et réévaluations que subit toute oeuvre. Mais cela ne veut pas dire que celle de Sartre vieillisse plus vite qu'une autre. Après tout, un réexamen peut être le point de départ d'une nouvelle jeunesse. Prendre ses distances n'est pas enterrer.
samedi, 06 mai 2000 02:00

Le temps de l'homme

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L'an passé, le magazine «Campus» publiait une interview d'Olivier Fatio, directeur de l'Institut d'histoire de la Réformation de l'Université de Genève. Il y déclarait : «Par le passé, des théologiens ont voulu prouver Dieu à partir du cosmos, et il est tentant aujourd'hui de faire de même à partir du temps. Il faut résister à cette tentation de mettre Dieu dans les zones d'ombre de notre connaissance
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