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L’article qui suit a été écrit avant les terribles attentats à Beyrouth et à Paris, les 12 et 13 novembre dernier. Islamologue de renom, le Père jésuite Samir Khalil Samir[1] était invité à Zurich, en octobre dernier, par l’Aide à l’Eglise en détresse. Refusant le parler « politiquement correct », il affirme que la violence est omniprésente dans l’islam, que ce soit dans le Coran lui-même ou dans les « hadith ». Il appelle le monde islamique à poursuivre l’ouverture de la porte de l’interprétation du Coran, qu’on appelle « l’ijtihâd ». 

mercredi, 01 juin 2016 16:23

Le gérant habile

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Une paraphrase de Luc 16,1-9

mercredi, 01 juin 2016 16:18

Synode. Entre universalité et diversité

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Mgr Jean-Marie Lovey a été le délégué de la Conférence des évêques de Suisse au Synode ordinaire sur la famille de 2015. Nous l’avons rencontré en novembre pour recueillir son avis sur le déroulement de ce Synode et notamment sur la façon dont l’assemblée a géré la tension entre dogmes et réalités du terrain.

mercredi, 01 juin 2016 16:13

Le prénom de la grâce

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Grâce, miséricorde... Ces termes résonnent autrement en chacun de nous et sont même au cœur de certains désaccords entre catholiques et réformés. En ce début d’Année jubilaire de la miséricorde, nous avons choisi de demander à une théologienne protestante ce qu’est pour elle la grâce.

mardi, 31 mai 2016 14:59

Le soufisme contre le radicalisme islamique

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Le premier Congrès international soufi a été consacré à la lutte contre le radicalisme religieux. Sous le thème: "La référence Mohamédienne dans le traitement des questions et des défis de l'heure" quelque 120 oulémas de 50 pays se sont retrouvés trois jours durant à Mostaganem, au nord-ouest de l’Algérie, ont rapporté Radio France internationale (RFI) et l’Agence de presse algérienne (APS). Objectif: créer une instance mondiale du soufisme pour contrecarrer le salafisme ou radicalisme musulman. Il y a "urgence (pour l’islam soufiste) à s'organiser pour combattre le radicalisme, et ceux qui répondent à l'appel au jihad", a déclaré à l’APS, l’un des organisateurs des assises, Mahmioud Omar Chaalal, président de l'Union nationale des mosquées algériennes.

«Ignorer les Ecritures, c’est ignorer le Christ», affirmait saint Jérôme, le traducteur de la Bible en latin. La pastorale biblique serait donc indispensable pour accompagner les chrétiens dans leur découverte de la Parole de Dieu. L’Association biblique catholique de Suisse romande s’y emploie depuis 30 ans.

Comme le dit la belle Exhortation de Benoît XVI La Parole du Seigneur (Verbum Domini, 2010), la pastorale biblique n’est pas une pastorale parmi d’autres, à côté de la catéchèse, du service des frères ou de la liturgie. Le pape émérite parle bien de «l’animation biblique de toute la pastorale» (n° 73), c’est-à-dire de la présence centrale de la Parole de Dieu dans l’ensemble de la vie et de l’agir de l’Eglise. Car la Bonne Nouvelle de l’Ancien et du Nouveau Testament se trouve au cœur de l’enseignement et de la catéchèse, des sacrements et de la prière, de la diaconie et de la présence auprès des plus pauvres, comme du rassemblement des hommes et des femmes autour du Seigneur Trinité d’amour.

Si on nous demandait quel fut le premier miracle de Jésus, nous n’hésiterions pas à répondre que c’est celui de l’eau changée en vin lors d’un mariage à Cana. L’évangile de Jean le dit d’ailleurs expressément : « Tel fut, à Cana de Galilée, le commencement des signes de Jésus. Il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui » (Jn 2,11). Or les trois autres évangélistes ignorent ce miracle et rapporte chacun un autre « premier » miracle, mettant en scène le Christ guérisseur.

Pourquoi les évangélistes ne s’accordent-ils pas sur le premier miracle de Jésus ? L’eau transformée en vin pour Jean, la guérison d’un démoniaque dans la synagogue de Capharnaüm pour Marc et Luc, celle d’un lépreux chez Matthieu. Parce qu’ils ne prétendaient pas donner à leurs lecteurs un récit historique de l’activité miraculeuse de Jésus, mais plutôt leur transmettre un message religieux, que chacun d’eux adapta de la manière qu’il jugeait la meilleure.

mardi, 10 mai 2016 15:08

La crainte de Dieu

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La crainte de Dieu est source de sagesse. Depuis le Nouveau Testament, nous mettons de plus en plus l’accent sur «le parfait amour [qui] bannit la crainte» (1 Jn 4,18), mais cela n’empêche pas que cette crainte demeure une part importante de l’héritage de l’Eglise, l’un des dons du Saint-Esprit, même s’il nous faut subordonner son importance à celle de l’amour.

Je n’ai fait qu’une seule expérience concrète du monde surnaturel et ce fut pendant la messe d’enterrement de Dorothy Day.[1] On lisait les Béatitudes (Mt 5,3-12). Dès les premiers mots, j’aperçus des étincelles provenant du cercueil de Dorothy. J’ai d’abord cru à un court-circuit, mais personne ne semblait s’en inquiéter. La lecture de l’Evangile se poursuivait comme si de rien n’était. Les gens qui m’entouraient ne réagissaient nullement, alors que pour ma part j’étais affolé ! Il faut dire que je passais à l’époque par un très mauvais moment : ma vie s’effondrait et je perdais les pédales. A la fin de la lecture, le jet d’étincelles cessa et tout redevint normal.

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