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mercredi, 02 novembre 2016 08:40

L’affaire Luther

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indulgenceLe 31 octobre prochain, le pape François va se rendre en Suède pour participer au lancement des célébrations de la naissance de la Réforme, le jour même où, dit-on, il y a 500 ans, Luther affichait ses fameuses 95 thèses sur les indulgences sur la porte de l’église du château de Wittenberg. Que s’est-il passé en 1517? Comment les faits ont-ils pu s’emballer au point de provoquer une rupture tragique au sein de l’Église et de terribles guerres de religion ?

Le 31 octobre, le pape François participera en Suède à la commémoration des 500 ans de la Réforme luthérienne, une manifestation organisée conjointement par la Fédération luthérienne mondiale (FLM) et le Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens. La nouvelle de la participation du pape au 500e anniversaire de la Réforme à Lund a suscité un grand intérêt médiatique, lors de sa publication le 25 janvier dernier. Les visites des papes sont en effet rares dans ce pays nordique, la seule jusqu’à présent ayant été celle de Jean Paul II en 1989. Les médias et les membres des Églises ont exprimé l’espoir d’un nouveau printemps œcuménique, certains émettant l’hypothèse que cette visite serait un signe de reconnaissance, de la part du pape, pour la politique migratoire généreuse de la Suède. Mais dans quel paysage religieux le pape va-t-il mettre les pieds? Quelles sont les relations entre luthériens et catholiques au Royaume de Suède? En quoi diffèrent-elles de celles du sud de l’Europe? A l’aube de cet important événement, Ulf Jonsson sj, directeur de la revue jésuite suédoise Signum, dresse le portrait d’un paysage religieux hésitant au sein de l’une des sociétés les plus sécularisées au monde.

Livre SesboueParmi les innombrables dialogues engagés par l’Église catholique depuis le concile Vatican II avec les différentes communautés historiquement séparées d’elle, le dialogue luthéro-catholique est l’un des plus sérieux, des plus continus et des plus féconds. La rencontre œcuménique entre réformés et catholiques, prévue à Lund le 31 octobre 2016, est une occasion en or de rappeler que la séparation a été l’expression de la misère de toute l’Église, et de rendre un témoignage chrétien commun. Elle est un gage encourageant: à la fois du côté catholique par l’initiative du pape et du côté luthérien par l’acceptation de sa présence dans cet anniversaire inévitablement délicat. Il revient aux deux grands partenaires de prendre des initiatives en ce sens car les reproches mutuels se sont trop longtemps révélés sans fécondité.

mercredi, 05 octobre 2016 01:01

Un monastère, un jardin

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ValleeLe skite Sainte Foy fête le 6 octobre 2016 les 20 ans de sa création. Ce lieu de retraite et de prière orthodoxe est abrité dans un coin sauvage et calme des Cévennes. Il a été créé par la Fraternité Saint Martin, une association d’artistes chrétiens, dans l’obédience du patriarcat œcuménique de Constantinople. Parmi eux, Frère Jean, photographe et jardinier.

mercredi, 28 septembre 2016 02:10

Devenir prophète et sage

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Pere NicolasLa Curie générale jésuite se prépare à accueillir à Rome la 36e Congrégation générale. Dès le 2 octobre 2016, plus de 200 jésuites seront réunis pour près de deux mois de dialogue. Ils devront notamment élire le nouveau supérieur général de la Compagnie de Jésus.

vendredi, 23 septembre 2016 15:06

Portrait de Pierre Emonet

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Pierre Emonet sj alors directeur de choisir 2008Directeur de la revue culturelle choisir, Pierre Emonet a fêté ses 50 ans de sacerdoce le 25 septembre 2016. "J’ai vécu cet engagement dans une époque passionnante de l’histoire de l’Église", a-t-il confié à Pierre Pistoletti, journaliste à l’agence de presse cath.ch. Un ministère varié, qui l’a conduit des banlieues ouvrières de Paris, où il reconnaît «avoir refait toute son ecclésiologie», à la tête de la Compagnie en Suisse en tant que Provincial, de 1987 à 1993 et de 2009 à 2012.

jeudi, 01 septembre 2016 21:36

L’avenir de l’idée de Dieu

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Prouver sa puissance en se passant de Dieu, quitte à nier son existence, telle est la grande tentation de l’Occident. Mais «Dieu» s’oublie-t-il si facilement, lui qui dépasse l’homme? La perte du sens de Dieu interroge celle du sens de l’homme. C’est ce que Karl Rahner et Paul Ricoeur ont développé avec une lucidité prophétique.

jeudi, 01 septembre 2016 17:05

Une communauté de destin

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Peinture d'Estela TorresDessin d'Estela TorresLa supériorité de l’homme sur l’animal est un postulat culturel profondément ancré, que les connaissances scientifiques actuelles et les avancées de l’éthique bousculent, au point de remettre en cause le droit de manger des animaux. Le pape lui-même dénonce une vision anthropocentrique de la création et appelle à une conversion des consciences.

Le destin de l’homme est étroitement uni à celui de l’animal. L’un ne va pas sans l’autre. L’un a besoin de l’autre. L’homme ne sera parfaitement homme qu’en partenariat avec l’animal. La Genèse ne le suggère-t-elle pas de manière dévoilée ? « L’Éternel Dieu forma de la terre tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les fit venir vers l’homme » (Gn 2,18).

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