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ToilettesL’occupation de l’espace public par les hommes et les femmes est révélatrice d’inégalités entre les sexes. Celles-ci prennent parfois des contours surprenants, tels que l’existence ou pas de toilettes publiques pour les femmes. Causes communes, le bimestriel des socialistes de la Ville de Genève, a consacré en mars, journée des femmes oblige, un numéro réussi sur le Féminisme. Avec notamment une interview de Jean-François Staszak, professeur de géographie de l’Université de Genève, qui analyse les questions de genre dans l’espace public. Un article reproduit ici avec l’aimable autorisation des intéressés.

jeudi, 30 mars 2017 11:00

Mahdi, 20 ans, requérant d'asile

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Mahdi 1Il a vingt ans. Il est originaire d'Afghanistan. Mahdi est arrivé en Suisse il y a plus d’un an. Il a été placé à l'abri PC de Crans-près-Céligny (qui vient de fermer) avant d'être accueilli dans une famille de la région dans l'attente d'une réponse de Berne. «Si la Suisse ne nous accepte pas, nous vivons sans espoir», s'inquiète le jeune homme qui rêve d'une vie différente de celle que son lieu de naissance lui prédisait. «On est arrivé ici dans l'espoir de vivre une vie sans la guerre, une vie où on peut être en sécurité». Le jour où nous recueillons son témoignage, il vient d'apprendre que l'une de ses compagnons d'infortune a reçu une réponse négative à sa demande d'asile. Une nouvelle qui l'inquiète et lui fait perdre quelques peu ses mots. Il parle néanmoins de son parcours en français. Merci à lui et à la photographe Anne Kearney qui nous a permis de le rencontrer.

Comment aider les migrants à se sentir acteurs de leur devenir ? En commençant par changer notre propre modèle, pour ne plus les voir comme des personnes porteuses de déficits, mais comme des sources de créativité. Pour prévenir les maladies dues à l’absence de liens sociaux, rien de tel que la reconnaissance !

L’analyse des liens entre migration et santé ne peut faire l’économie d’une définition de ces deux termes. La santé est le fait d’être et se sentir acteur et auteur, individuel et collectif, de son devenir : elle n’a aucune corrélation avec la présence d’une souffrance, l’être humain étant par essence jouissant et souffrant.[2] Ensuite la migration. Nous sommes tous des migrants, dans la mesure où chacun et chacune, quelles que soient la nature et l’importance de ses déplacements spatiaux, change de mon-des plusieurs fois au cours de sa vie.

samedi, 04 mars 2017 00:33

La trahison inutile de Jeanne d’Arc

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Jeanne dArc Wikimedia CommonsPortrait de Jeanne d'Arc en armure (vers 1450) © Wikimedia CommonCe qui s’est passé, le 24 mai 1431 au cimetière de St. Ouen, n’est pas très clair. Cinq jours auparavant, le tribunal ecclésiastique de Rouen avait condamné Jeanne comme hérétique, schismatique, sorcière, etc. Mais avant de la remettre au pouvoir séculier, on donne à Jeanne une dernière chance de confesser ses crimes, de se repentir et d’accepter la pénitence infligée par l’Église selon sa propre discipline. On l’emmène donc au cimetière de St. Ouen. Un bûcher y est dressé, ainsi qu’une tente pour les dignitaires ecclésiastiques. Maître Guillaume Erard de l’Université de Paris reçoit la charge d’exhorter Jeanne à se repentir et à accepter sa pénitence.

jeudi, 16 février 2017 15:27

Source de vie et de santé

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L’histoire de la Terre prouve que le jardin est source de vie; celle de la médecine, qu’il contribue largement à la santé. Construit et établi dans une optique de soins, par exemple en milieux hospitaliers, le jardin devient un allié précieux pour les patients et soignants.

Il y a environ 2,4 milliards d’années, la libération en masse d’oxygène dans l’atmosphère terrestre a permis l’émergence de la vie aérobie, générant des organismes de plus en plus complexes, jusqu’à l’évolution des hominidés, dont nous même, les Homo sapiens. Conséquence du processus de photosynthèse, le transfert de l’oxygène produit par les algues unicellulaires des océans primitifs vers le milieu atmosphérique (l’épisode de la Grande Oxydation) a permis également la genèse et la stabilisation de la couche d’ozone, un cocon protecteur essentiel au développement des règnes végétal et animal. Dès lors la Terre pouvait être considérée comme un vaste jardin primitif, contenant tous les ingrédients des êtres vivants, de tous les Règnes, par un mécanisme d’auto-organisation. Ce bref ancrage protohistorique permet d’affirmer haut et fort que le jardin est source de la Vie.

Slow Food en est convaincu : une des solutions aux problèmes de sous-alimentation au Sud et de malnutrition au Nord passe par l’agriculture durable et un mode de consommer local qui respecte la biodiversité alimentaire. Le mouvement s’emploie à éduquer des enfants à cette philosophie à travers des jardins scolaires.

«La Terre nourrit le genre humain depuis la nuit des temps, mais ses ressources sont limitées; ce n’est qu’en adoptant des choix politiques judicieux et un style de vie vertueux qu’il sera possible à l’avenir de trouver un équilibre entre la disponibilité équitable des ressources et leur consommation» (Charte de l’Exposition universelle de Milan, 2015).

mercredi, 04 janvier 2017 10:02

Semeurs de paix. Le séminaire des barbelés

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Camp prisonniers ChartresEn avril 1945, alors que la France n’est libérée que depuis quelques mois, des esprits éclairés cherchent à semer les graines de la réconciliation franco-allemande, voire à offrir à l’ennemi des possibilités de rédemption. Le Séminaire de Chartres sera l’une de ces graines.
Dans un documentaire inédit intitulé Le Séminaire des barbelés, réalisé à l’aide d’images et de films d’archives, d’interviews d’anciens prisonniers séminaristes allemands et d’historiens, Philippe Fusellier relate cette aventure peu commune, dont certains des protagonistes n’hésitent pas à parler comme d’un « miracle ».

mercredi, 30 novembre 2016 11:03

La laïcité à l’épreuve...

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laiciteGyrostat (Wikimedia, CC-BY-SA 4.0)La revue CultureEnJeu de décembre consacre son numéro à la laïcité, un concept qui fait couler beaucoup d’encre et qui est souvent brandi à tort et à travers comme un étendard lorsqu’on parle de l'islam dans nos sociétés. C’est ainsi que le jésuite historien Jean-Blaise Fellay souligne les ambiguïtés de ce concept, qui revêt parfois le masque d’une «religion civile». Quant à Gérald Morin, rédacteur en chef du trimestriel, il invite ses lecteurs à y croire : une laïcité ferment de paix, c’est possible, même si la quête risque encore d’être longue... Nous le remercions de nous avoir permis de reproduire ces deux articles.

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