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Jésuites

jeudi, 03 novembre 2016 21:20

Ce qui anime Arturo Sosa

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Arturo SosaQui est Arturo Sosa sj, le nouveau supérieur de la Compagnie de Jésus? Qu’est-ce qui l’anime? Le découvrir un peu mieux, c’est pressentir la direction que les jésuites du monde ont choisi de prendre en l’élisant à la tête de leur Ordre, le 14 octobre dernier. Derrière ce nouveau visage, se profile en filigrane celui du Père Pedro Arrupe, supérieur général de la Compagnie dans les années 60-70, qui poussa la Compagnie, en Amérique latine en particulier, à s’engager pour la foi et la justice.

Dans un entretien accordé à l’équipe de communication de la Congrégation générale de l’Ordre, le Père Arturo Sosa, né au Venezuela en 1948, raconte sa jeunesse dans une famille très catholique du pays, sensible à la dimension communautaire et aux réalités du monde. Une famille qui, par ailleurs, accordait une grande importance aux études.

C’est donc au collège que le jeune Arturo Sosa rencontra ses «premiers» jésuites. Ceux qui l’impressionnèrent le plus –le détail a son importance– furent «les frères», qui occupaient les fonctions de cuisiniers, chauffeurs, enseignants. Ceux qui, dans le Venezuela des années 60, travaillaient avec les gens. «Les prêtres, nous ne les voyions pratiquement pas!» témoigne-t-il. Et c’est au cœur d’une Église réveillée par le concile Vatican II et d’une Compagnie menée par un supérieur socialement engagé, le Père Pedro Arrupe sj, qu’Arturo Sosa fera son noviciat.

La société vénézuélienne de l’époque est plutôt laïque. Les vocations y sont fragiles. La Compagnie y crée des Centres de recherche et d’action sociale. Arturo Sosa, qui étudiait alors les Sciences politiques, est envoyé au Centre Gumilla de Barquisimeto, qui s’occupait de coopératives agricoles. En même temps, il travaille pour la revue culturelle vénézuélienne SIC. Ce furent là, pour lui, des années très formatrices, où théories, débats d’idées et pratique s’entremêlaient. «À Barquisimeto, nous avions créé des coopératives d’épargne et de crédit dans les quartiers périphériques... Nous avions tous en même temps un fort lien avec l’Université, où nous travaillions en dispensant des cours.»

Plus tard, en tant que provincial du Venezuela, le Père Sosa développa ce qu’on appelle la mission apostolique de la Compagnie, qui mise sur le travail commun et une identité partagée des jésuites et des laïcs. «De là surgirent de nouvelles manières de donner les Exercices spirituels à toutes les couches sociales... Au fond, l’idée était que l’expérience chrétienne est une expérience de formation dans la foi, qui lie l’engagement apostolique avec la formation, la vie spirituelle et la connaissance du pays.»

Pour le Père Sosa, la collaboration est au cœur de la spiritualité ignacienne. «Elle n’est pas une conséquence du fait que nous ne pouvons pas faire les choses seuls: c’est que nous ne voulons pas agir seuls.»

Retrouvez ici l’intégralité de l’entretien avec le Père Arturo Sosa, réalisé par l’équipe de communication de la Congrégation générale. Le Père Sosa sj y raconte aussi notamment sa longue expérience au niveau du gouvernement central de la Compagnie de Jésus.

mercredi, 28 septembre 2016 02:10

Devenir prophète et sage

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Pere NicolasLa Curie générale jésuite se prépare à accueillir à Rome la 36e Congrégation générale. Dès le 2 octobre 2016, plus de 200 jésuites seront réunis pour près de deux mois de dialogue. Ils devront notamment élire le nouveau supérieur général de la Compagnie de Jésus.

vendredi, 23 septembre 2016 15:06

Portrait de Pierre Emonet

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Pierre Emonet sj alors directeur de choisir 2008Directeur de la revue culturelle choisir, Pierre Emonet a fêté ses 50 ans de sacerdoce le 25 septembre 2016. "J’ai vécu cet engagement dans une époque passionnante de l’histoire de l’Église", a-t-il confié à Pierre Pistoletti, journaliste à l’agence de presse cath.ch. Un ministère varié, qui l’a conduit des banlieues ouvrières de Paris, où il reconnaît «avoir refait toute son ecclésiologie», à la tête de la Compagnie en Suisse en tant que Provincial, de 1987 à 1993 et de 2009 à 2012.

lundi, 15 août 2016 15:48

Cinq ans de guerre à Alep...

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«Les combats entre forces pro-gouvernementales et rebelles, qui divisent la ville depuis 2012, se sont intensifiés dans les dernières semaines. Des centaines de personnes sont mortes et de nombreux civils sont privés d’eau, d’électricité et de denrées de base», relate Le Temps de ce 17 août 2016. «Nous risquons de voir à Alep une catastrophe humanitaire sans précédent à l’issue de plus de cinq années de massacres et de souffrances dans le conflit syrien», a affirmé Ban Ki-moon mardi devant le Conseil de sécurité de l’ONU dans son rapport mensuel sur l’accès de l’aide humanitaire, consulté par Reuters.

Sur place, à Alep, le Père jésuite Sami Hallak, engagé auprès du Service jésuite des réfugiés (JRS), relate dans son journal les tensions, les pénuries, les peurs et les difficultés de garder une harmonie entre communautés quand la situation s’envenime. Nous avons déjà publié quatre extraits de ce journal depuis avril 2015. Voici le cinquième reçu ce 17 août à la rédaction de la revue choisir.

jeudi, 30 juin 2016 15:39

Dans les pas d'Ignace

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Il est un chemin plus que confidentiel que Compostelle, moins touristique que spirituel et qui, du début à la fin, ne quitte pas les terres hispaniques. Il a été emprunté au XVIe siècle par le fondateur de l’Ordre des jésuites. Le pape François en a fait, pour un an, un haut lieu de pèlerinage. Bienvenu sur le « Camino ignaciano » !

jeudi, 09 juin 2016 16:51

Ecouteur de rue

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friburg agAvant de devenir jésuite, Luc Ruedin exerçait la profession d’assistant social. Sa connaissance du terrain et sa formation spirituelle ignacienne lui sont utiles dans le cadre d’une de ses missions actuelles, qu’il pratique avec la psychologue Iris Andrey : «écouteur» à la Pastorale de rue du canton de Fribourg.

Lucienne Bittar : Quelles sont les caractéristiques d’un écouteur de rue par rapport à un éducateur de rue ?

Luc Ruedin : «Un éducateur de rue est mandaté par l’Etat, je le suis par l’Eglise. Le travail est proche, mais les écouteurs de rue sont plus axés sur l’écoute gratuite, sans nécessité d’encadrement. Notre objectif n’est pas d’apporter des solutions concrètes ou matérielles aux problèmes des jeunes ou des marginaux croisés à la gare et dans ses alentours. Il y a d’autres organismes pour cela. Mais simplement de leur permettre de mettre des mots sur leur vécu, d’exprimer leurs difficultés et leurs angoisses et surtout d’être entendus. Et par là de se sentir reconnus.»

mardi, 01 mars 2016 17:41

Des jésuites ouvriers

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Soutenus par le Père général Jean-Baptiste Janssens, des jésuites français se lancèrent en 1944 dans l’aventure des prêtres-ouvriers. Une histoire admirable de générosité, marquée par de grandes souffrances et des crises, où la nouveauté et la créativité entrèrent en conflit avec l’obéissance. Le Père Noël Barré retrace cette entreprise dans un livre récent, basé sur son propre vécu et une mine d’archives.

Les jésuites ont la réputation d’être plus proches des élites bourgeoises et des intellectuels que du monde ouvrier. Il est vrai que la Compagnie de Jésus a parfois soigné cette image en exhibant de préférence ses chevaux de parades : les confesseurs des rois, les savants, les grands prédicateurs, les apôtres au long cours, tant de personnalités hors du commun. Et pourtant... Ignace de Loyola s’était mis au service des plus démunis et des exclus, et ses initiatives en faveur des pauvres, des malades, des femmes en détresse, des prostituées constituèrent une part importante de l’engagement des premiers jésuites. De ses compagnons envoyés au concile de Trente en qualité de théologiens du pape, il exigea qu’ils aillent loger à l’hospice, parmi les pauvres, et qu’ils consacrent une partie de leur temps aux démunis et aux enfants.[1]

Pere LombardiLe dernier directeur jésuite de Radio Vatican (RV) tire sa révérence : le Père Federico Lombardi sj quittera la radio du pape le 1er mars. Il ne sera pas remplacé. Confiée aux jésuites depuis sa fondation, il y a plus de 80 ans, Radio Vatican va fusionner avec le Centre de Télévision du Vatican (CTV) et semble destinée à changer de nom. C’est une page qui se tourne. Mais avant de partir, le Père Lombardi tient à livrer ses sentiments, parfois teintés d’amertume et de nostalgie. Interrogé par le service italien de Radio Vatican, Il évoque ces 25 dernières années à la radio et n’hésite pas à faire part de son point de vue sur la réforme en cours. Un testament en quelque sorte.

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jesuitesChoisir est une revue culturelle d’information et de réflexion, éditée par les jésuites de Suisse romande depuis 1959 - www.jesuites.ch

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Jésuites international est l'organisation caritative des jésuites de Suisse. Elle soutient des projets sociaux et pastoraux dans plus de 50 pays du monde.
Tous les trois mois, certains de ces projets sont présentés dans un supplément de la revue choisir.

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Coédité par choisir et les éditions Slatkine, ce recueil regroupe douze nouvelles retenues par le jury du concours pour écrivain(e)s lancé par notre revue lors de son 60e anniversaire.

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