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Eglises

mercredi, 01 juin 2016 16:18

Synode. Entre universalité et diversité

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Mgr Jean-Marie Lovey a été le délégué de la Conférence des évêques de Suisse au Synode ordinaire sur la famille de 2015. Nous l’avons rencontré en novembre pour recueillir son avis sur le déroulement de ce Synode et notamment sur la façon dont l’assemblée a géré la tension entre dogmes et réalités du terrain.

vendredi, 08 avril 2016 12:14

Exhortation apostolique sur l'amour dans la famille

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Très attendue, fruit du travail des deux synodes sur la famille, l'exhortation apostolique sur l'amour dans la famille Amoris laetitia (la joie de l'amour) du pape François a été rendue publique vendredi 8 avril. En Suisse, les éditions Saint-Augustin proposent à la vente son édition papier, avec une préface de Pierre-Yves Maillard, vicaire général du diocèse de Sion.

Vous pouvez lire ici le communiqué de Mgr Jean-Marie Lovey, délégué de la Conférence des évêques suisses à l’Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques 2015, qui présente le document, ainsi que son interview dans choisir et ses commentaires à son retour du Synode sur la famille de Rome, d'octobre 2015.

« Qui suis-je pour juger ?, Saint-Pierre n’avait pas de compte en banque, le confessionnal n’est pas une chambre de torture... » Il n’y a pas de doute, le pape François a le sens de la formule. Si bien que plusieurs médias l’ont qualifié à maintes reprises de bon communicant. En trois ans de pontificat, beaucoup de ses phrases choc ont fait mouche, mais d’autres lui ont aussi joué des tours. On se demande alors si le pape François ne serait pas plutôt un pape normal, privilégiant spontanéité et franchise ... à ses risques et périls.

Dès son premier voyage apostolique pour les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) de Rio, à l’été 2013, le pape François instaure une nouvelle tradition: à l’inverse de ses prédécesseurs, il propose une conférence de presse durant le vol retour plutôt qu’à l’aller. Un choix habile: combien de fois les propos mal interprétés de Benoît XVI avaient-ils gâché sa visite avant même qu’il soit arrivé à destination ? François fait alors preuve d’une spontanéité maîtrisée. Interrogé sur l’avortement, il se contente d’un froid et prudent: « Vous connaissez la position de l’Eglise ». Revenant de Terre sainte, au printemps 2014, questionné sur l’éventuelle béatification polémique de Pie XII, il se borne à expliquer qu’il manque un miracle.
Devant la presse, il n’hésite pas à avouer avoir des doutes, voire une totale ignorance du sujet, comme lorsqu’on le questionne à propos des élections européennes. Cette sincérité a finit par en agacer certains. Interrogé un autre jour sur la politique d’austérité en Grèce, il confie être « allergique à l’économie » et qu’il ne « comprend pas bien la situation ». A un journaliste qui lui demande si, en opposant riches et pauvres, il n’oublie pas les classes moyennes, le pape répond avec humilité : « Vous avez raison. Belle correction (...) Je crois que je dois approfondir ce point dans le magistère. » Une simplicité qui en désarme plus d’un, espérant du chef de l’Eglise catholique un peu plus d’autorité. D’autres, en revanche, sont séduits par sa sincérité. Mais parfois, ce franc-parler crée certains dérapages...

mardi, 01 mars 2016 17:39

Une mission évangélisatrice

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Suite à son engagement dans la fermeture de la fonderie métallurgique de Doe Run, à La Oroya, Mgr Pedro Barreto, membre du Conseil pontifical Justice et Paix du Vatican, est devenu l’un des défenseurs des droits socio-environnementaux les plus reconnus au Pérou.[1] Il partage avec choisir les racines évangéliques de sa motivation.

Véronique Lecaros et Rolando Pérez : Mgr Barreto, qu’est-ce qui vous a amené à vous impliquer dans la lutte contre la pollution de La Oroya ?

Les conflits socio-environnementaux sont légion en Amérique latine et placent les religieux, dont le rôle public sur le continent est ancré et recherché, face à des choix éthiques cornéliens. La récente encyclique du pape François Laudato Si’ pourrait les aider à clarifier leurs responsabilités concrètes. Illustrations avec le cas de la fonderie de Doe Run et de la mine d’or de Conga, au Pérou.[1]

L’encyclique Laudato Si’ du pape François, rendue publique le 18 juin dernier, confirme et renforce, dans l’enseignement social de l’Eglise, la notion de responsabilité du chrétien dans la lutte contre la « dégradation de l’environnement ». Une expression qui revient comme un leitmotiv dans le texte. Mais il ne s’agit pas de protéger l’environnement aux dépens de l’être humain. Le Saint-Père du reste insiste systématiquement sur le lien intrinsèque entre la nature et l’humain : « Il n’y a pas d’écologie sans anthropologie adéquate » (LS 118).

La fin de l’année sera riche en actualités pour l’Eglise : cinquantenaire de la déclaration Nostra Aetate, lancement de l’Année sainte de la miséricorde (un thème cher au pape), mais aussi, bien sûr, synode 2015 sur la famille. D’ici là, pourquoi ne pas laisser mûrir certaines questions ? C’est ce que propose Michel Salamolard[1] à propos de la tension entre miséricorde et doctrine.

Loin d’être un temps mort, l’intervalle entre les deux assemblées du synode sur la famille est un moment capital du processus. Il doit permettre l’approfondissement et la réduction des tensions apparues durant la première phase. Ces tensions prouvent que le synode est une dynamique à l’écoute de l’Esprit et non une guerre des tranchées entre idéologues ecclésiastiques.

Le synode des évêques va se conclure dimanche 25 octobre. Les Pères synodaux ne semblent pas plus près de résoudre leurs conflits autour des enjeux de la famille aujourd'hui qu'il y a un an. Un des principaux points d’achoppement est l’accès à la communion pour les catholiques divorcés remariés qui ne disposent pas d’une annulation de leur premier mariage. Une autre controverse réside dans le langage à utiliser quand on parle des homosexuels. Le pape et les évêques dénoncent le fait que nombre de médias ne se concentrent que sur l’homosexualité et le divorce. Reste que c'est bien autour de ces thèmes que se concentrent les conflits entre les évêques. Peu de désaccord portent sur les autres questions.

jeudi, 01 octobre 2015 14:34

Miracles à Lourdes

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Entre le moment où une personne est guérie et celui où sa guérison est reconnue par l’Eglise comme miraculeuse, une procédure longue et complexe est entreprise. Y sont impliquées et la médecine et la hiérarchie catholique. Regard sur les cas de Lourdes.

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